Nous rejoindre sur les réseaux

Planète

Au Népal, la crue himalayenne laisse 1273 morts et un pays en état de siège humanitaire

Une semaine après le déferlement d’eau et de boue qui a ravagé le Népal et le Tibet, l’aide n’arrive toujours pas aux dizaines de milliers de sans-abri.…

Article

le

Au Népal, la crue himalayenne laisse 1273 morts et un pays en état de siège humanitaire

Une semaine après le déferlement d’eau et de boue qui a ravagé le Népal et le Tibet, l’aide n’arrive toujours pas aux dizaines de milliers de sans-abri. Face à un bilan encore provisoire, l’ONU et les autorités locales tentent d’organiser un ravitaillement compliqué par des routes et des ponts anéantis.

Plus de 4.700 personnes restent introuvables. Parmi elles, environ 800 étrangers, touristes, pèlerins ou ouvriers venus travailler sur des chantiers hydroélectriques. Les équipes de secours fouillent la boue, les débris et les tunnels effondrés avec un espoir qui s’amenuise. Le déferlement du 26 août, provoqué par l’effondrement d’un glacier et d’une partie de la montagne, a tout balayé sur son passage. Bâtiments, routes, ponts, barrages en construction ont disparu sous une mer de boue et de glace. Aujourd’hui, près de 85.000 personnes se retrouvent sans toit.

Dans les zones les plus reculées, l’accès ne se fait plus que par les airs. Les hélicoptères transportent nourriture et équipement, parfois aidés par des porteurs qui suivent la tradition des sherpas. Mais les besoins sont immenses et les brèches nombreuses. Les autorités népalaises reconnaissent que leurs propres moyens ne suffisent plus. Elles réclament des drones gros-porteurs, des ponts de secours d’urgence, des sacs mortuaires et surtout des kits d’identification ADN. Car au-delà du défi de sauver des vies, il y a celui d’identifier les disparus. Des centaines de familles se rendent chaque jour dans les hôpitaux de Katmandou et au bureau de la police touristique, cherchant un visage, un nom, une trace. Certaines ont déjà confié leur ADN aux autorités. D’autres, plus rares, ont pu récupérer les corps de leurs proches et les incinérer selon la tradition hindoue.

Le deuil lui-même semble suspendu. Un ressortissant américain dont l’épouse participait à un pèlerinage confie son impuissance. Il ne croit plus aux miracles mais attend un résultat ADN pour commencer son deuil. Les secouristes continuent de sonder des tunnels où sont encore portés disparus plus de 600 salariés et ouvriers des sites hydroélectriques. Quelques corps seulement ont été retirés. Côté politique, le Premier ministre népalais a lancé un avertissement direct au sujet du réchauffement climatique. Les glaciers himalayens fondent plus vite que la moyenne mondiale, rendant ces catastrophes plus probables. Pour beaucoup, cette crue n’est pas un accident isolé, mais un signe de ce qui attend la région.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus