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Un drone russe frappe en plein Kiev le QG des services secrets ukrainiens

Pour la première fois depuis le début de la guerre, le siège du SBU est pris pour cible au cœur de la capitale ukrainienne. Volodymyr Zelensky promet une…

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Un drone russe frappe en plein Kiev le QG des services secrets ukrainiens

Pour la première fois depuis le début de la guerre, le siège du SBU est pris pour cible au cœur de la capitale ukrainienne. Volodymyr Zelensky promet une riposte, alors que les émissaires de Donald Trump s’apprêtent à venir en Ukraine.

En toute fin de journée, un drone russe a percuté le bâtiment principal du SBU, installé dans un quartier chargé d’histoire à Kiev. Volodymyr Zelensky a réagi presque immédiatement. Il a affirmé que l’engin visait directement le bureau du chef du service de sécurité, Oleksandre Poklad. Le président a précisé s’être entretenu avec lui et lui avoir demandé d’apporter une réponse appropriée et tangible à cette attaque. Le responsable n’était pas à son poste au moment de l’impact. Sur Telegram, deux photos montrent les deux hommes en pleine discussion. Le chef de l’État écrit que les zones à cibler ont été identifiées et que le moment sera choisi pour garantir une issue favorable.

La scène a marqué les riverains. De la fumée s’est élevée au-dessus du centre-ville pendant que les curieux suivaient l’intervention des secours. Plusieurs rues ont été bloquées à la circulation. Le bilan provisoire fait état de douze blessés, sans précision sur le lieu où ils se trouvaient. Le SBU assure, de son côté, que l’édifice pourra être restauré.

Cette frappe tombe au terme d’une semaine agitée pour les services ukrainiens. Volodymyr Zelensky avait dû rappeler à l’ordre le SBU et le renseignement militaire après une fusillade survenue entre leurs agents à Kiev. Les circonstances de cet incident restent floues, mais la rivalité entre les deux corps est désormais exposée au grand jour.

Sur le terrain, la pression ne faiblit pas. Les frappes russes s’abattent sur la capitale et sur d’autres villes, de jour comme de nuit, et les alertes aériennes se succèdent à un rythme toujours plus soutenu. En riposte, les forces ukrainiennes ont intensifié leurs bombardements à l’intérieur du territoire russe, visant des installations logistiques, militaires et énergétiques. Volodymyr Zelensky a prévenu que l’espace aérien de la Russie est devenu dangereux en raison de la présence de drones ukrainiens. Vladimir Poutine a répondu en parlant d’attitudes terroristes. L’Ukraine a saisi l’Organisation de l’aviation civile internationale sur ce sujet, tandis que Moscou réclame une condamnation de ces déclarations.

C’est dans cette atmosphère que Steve Witkoff et Jared Kushner, les envoyés de Donald Trump, doivent revenir dans la région. Ils ont prévu de passer par Moscou avant de se rendre pour la première fois à Kiev. Un haut responsable ukrainien annonce leur arrivée dans la capitale pour dimanche, mais Moscou ne confirme rien. Le directeur de la CIA, John Ratcliffe, avait déjà effectué un déplacement rare en Russie la semaine précédente. Donald Trump l’a présenté comme une visite semi-routine. Depuis son retour à la Maison Blanche, les tentatives de médiation américaines se succèdent pourtant sans avancée concrète. Elles ont aussi été reléguées au second plan depuis l’éclatement de la guerre au Moyen-Orient en février. Fin juillet, Volodymyr Zelensky avait téléphoné aux deux émissaires pour tenter de redynamiser la diplomatie.

Ce conflit, déclenché par l’invasion russe à grande échelle de l’Ukraine en 2022, a déjà coûté la vie à des centaines de milliers de personnes. Il est devenu le plus meurtrier qu’ait connu l’Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. La frappe de ce vendredi rappelle qu’aucun symbole du pouvoir ukrainien n’est à l’abri, et que le chemin vers une issue pacifique reste semé d’embûches.

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