Politique
L’aide à l’Ukraine allume un brasier entre Marine Le Pen et Édouard Philippe
Louis Aliot veut couper les financements à Kiev, Édouard Philippe accuse le RN de servir la Russie, Marine Le Pen contre-attaque. L’Ukraine s’invite…


Louis Aliot veut couper les financements à Kiev, Édouard Philippe accuse le RN de servir la Russie, Marine Le Pen contre-attaque. L’Ukraine s’invite brutalement dans la course à l’Élysée.
Une phrase a suffi pour mettre le feu aux poudres. Interrogé sur la guerre en Ukraine, Louis Aliot, maire de Perpignan et vice-président du Rassemblement national, a assumé l’idée de couper les aides à Kiev. « On coupe le robinet. Le système de santé, le système éducatif, l’ensemble de l’économie, tout le monde est à l’os et on trouve de l’argent pour aller encore financer des armes », a-t-il lancé. Avant d’ajouter qu’il faut savoir arrêter une guerre.
Édouard Philippe n’a pas laissé passer cette sortie. Le candidat d’Horizons, que les sondages placent en bonne position pour affronter Marine Le Pen au second tour, a immédiatement haussé le ton. Selon lui, couper le robinet à l’Ukraine, c’est servir la Russie. Il accuse le RN de soutenir le régime de Poutine et assure que la stratégie de Marine Le Pen affaiblit l’Ukraine, et avec elle la sécurité de l’Europe et de la France. « Je ferai tout pour l’en empêcher », promet-il.
La réaction de Marine Le Pen ne s’est pas fait attendre. Sur le réseau social X, elle a étrillé son rival. « Votre bilan international est aussi piteux que vos résultats en matière économique et budgétaire », lui a-t-elle répondu, dénonçant des calomnies qui, selon elle, avilissent le débat public.
Surtout, la cheffe du RN a choisi de renvoyer l’ancien Premier ministre à son propre passé. C’est pendant qu’il dirigeait le gouvernement que Vladimir Poutine a été reçu en grande pompe au château de Versailles puis au fort de Brégançon. En juin 2019, Édouard Philippe avait aussi accueilli Dmitri Medvedev au Havre, alors que ce dernier était Premier ministre russe. Un retour en arrière qui vise à faire tomber le rival de son piédestal.
Celle qui avait été reçue au Kremlin en 2017 rappelle enfin sa propre position. Depuis l’agression russe contre l’Ukraine, elle plaide pour une grande conférence pour la paix et un règlement diplomatique du conflit. Un objectif qu’Édouard Philippe, selon elle, n’a jamais réussi à défendre ni à obtenir. Le face-à-face promet d’être rude.
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