Politique
Un gouvernement Bardella ? Sarah Knafo ne dit pas non
L’eurodéputée Reconquête se dit prête à s’engager si le programme est partagé. De quoi relancer les discussions sur l’union des droites à l’approche de…

L’eurodéputée Reconquête se dit prête à s’engager si le programme est partagé. De quoi relancer les discussions sur l’union des droites à l’approche de l’élection présidentielle.
Sarah Knafo laisse la porte entrebâillée. L’eurodéputée Reconquête n’écarte pas l’idée de rejoindre un gouvernement mené par Jordan Bardella. À une condition, que le programme corresponde à ses convictions. Elle l’a déclaré sans ambiguïté. « Pourquoi pas ? Si c’est sur un programme que je valide, avec lequel nos convictions sont alignées, oui. »
Pour l’élue, la droite nationale doit dépasser ses querelles internes. « Ce qui est sûr, c’est qu’on va avoir besoin de tous s’entendre », a-t-elle ajouté. Elle reconnaît néanmoins que son camp et celui de Marine Le Pen ne se ressemblent pas totalement. Les deux mouvements ont leur propre histoire et leurs propres lignes à défendre.
Cette main tendue arrive à un moment clé. Le patron de Reconquête, Éric Zemmour, s’apprête à officialiser une nouvelle candidature à la présidentielle, après celle de 2022. De son côté, Marine Le Pen a déjà tracé sa feuille de route pour avril et mai prochains. Si elle sort victorieuse du scrutin, elle installera Jordan Bardella à Matignon. Le président du RN est perçu comme plus libéral et plus favorable aux entreprises que le reste de son parti.
Sarah Knafo ne cache pas ces écarts. Elle définit son mouvement comme une « frange dans le patriotisme français », très ferme sur les questions régaliennes. Côté économie, elle juge son approche plus crédible, plus novatrice et plus révolutionnaire que celle des concurrents. Une manière de rappeler que Reconquête ne fusionnera pas sans exiger des contreparties.
Reste à savoir si ces déclarations aboutiront à une vraie alliance. Sarah Knafo ne s’engage pas les yeux fermés. Elle fixe des lignes rouges avant d’accepter un poste. Bardella, s’il arrive à Matignon, devra composer avec une alliée qui défend son pré carré avec vigueur. Les prochaines semaines promettent d’être agitées.
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