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Les Bourses reprennent des couleurs après un signal apaisant de la Fed

Wall Street bondit et l’Europe finit dans le vert après les déclarations d’un haut responsable de la Réserve fédérale, qui se dit prêt à ne pas toucher…

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Les Bourses reprennent des couleurs après un signal apaisant de la Fed

Wall Street bondit et l’Europe finit dans le vert après les déclarations d’un haut responsable de la Réserve fédérale, qui se dit prêt à ne pas toucher aux taux. Les investisseurs respirent enfin, même si la prudence reste de mise.

Les marchés actions ont retrouvé le sourire jeudi. À Paris, le CAC 40 a grignoté 0,07% pour finir à 8 286,40 points. Francfort fait mieux avec un gain de 0,65% pour le Dax, tandis que Londres suit avec 0,70% pour le FTSE 100. L’indice paneuropéen Stoxx 600 avance de 0,55% et l’EuroStoxx 50 de 0,32%. Outre-Atlantique, la tendance est encore plus franche. En pleine séance, le Dow Jones s’envole de 1,15%, le Standard & Poor’s 500 de 0,98% et le Nasdaq de 1,34%.

Ce regain d’optimisme a un nom. Christopher Waller, membre du conseil des gouverneurs de la Fed, a laissé entendre qu’il pourrait voter pour un statu quo sur les taux ce mois-ci, si les prochaines données confirment que l’inflation ralentit. Il a expliqué que sa décision dépendra des chiffres sur les prix du mois d’août. Et d’ajouter que si les progrès se poursuivent vers l’objectif de 2%, il soutiendrait le maintien du taux directeur à son niveau actuel. Des propos qui contrastent avec les discussions de Jackson Hole la semaine dernière, où des hausses de taux avaient été évoquées pour combattre la hausse des prix. Cette nouvelle donne a soulagé des marchés qui redoutaient un resserrement monétaire plus agressif. Les rendements obligataires, qui avaient grimpé trois séances d’affilée, sont repartis à la baisse, tandis que le dollar recule nettement. L’euro en profite pour gagner 0,34% et s’échange à 1,1626 dollar.

Les investisseurs gardent toutefois un œil sur plusieurs échéances. À commencer par le rapport sur l’emploi américain attendu vendredi. Ce chiffre sera crucial pour confirmer ou non l’hypothèse d’une pause de la Fed. La Banque centrale européenne se réunit ensuite la semaine prochaine, les 9 et 10 septembre. Et la situation au Moyen-Orient continue de maintenir une certaine tension sur les marchés. Côté valeurs, Publicis s’est distingué à Paris avec un bond de 4,4%, après des informations de presse selon lesquelles le géant de la publicité aurait décroché un contrat avec PepsiCo. Le secteur du luxe, lui, a souffert. Hermès, Kering, LVMH, EssilorLuxottica et L’Oréal ont tous perdu du terrain, avec des reculs compris entre 1,69% et 3,62%.

Les statistiques du jour livrent un tableau mélangé. En zone euro, l’activité des services s’est légèrement tassée en août avec un indice PMI à 51,6, tandis que la France passe sous la barre des 50, signe d’une contraction. Les prix à la production, eux, ont augmenté plus que prévu sur un mois. Aux États-Unis, les inscriptions au chômage sont ressorties à 206 000, un peu au-dessus des attentes, et le déficit commercial a atteint 88,6 milliards de dollars, légèrement moins que redouté. Enfin, le pétrole reste stable, tiraillé entre les craintes géopolitiques et les questions d’approvisionnement. Le Brent cède 0,16% à 95,48 dollars le baril et le WTI américain grappille 0,2%.

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