Économie
Velvet veut désengorger le TGV vers l’ouest sans se lancer dans le low cost
La compagnie qui vise les lignes entre Paris, Bordeaux, Rennes, Nantes et Angers compte sur un meilleur remplissage pour faire baisser les prix. Sa…


La compagnie qui vise les lignes entre Paris, Bordeaux, Rennes, Nantes et Angers compte sur un meilleur remplissage pour faire baisser les prix. Sa dirigeante veut répondre aux nombreux voyageurs qui ne trouvent pas de place dans les TGV.
Velvet place le curseur ailleurs que ses concurrents directs. Sa présidente, Rachel Picard, a été très claire sur un point. La future entreprise ferroviaire ne sera pas une version low cost du train. Ancienne cadre de la SNCF et créatrice de Ouigo à l’époque, elle voit plutôt son projet comme un complément à l’offre existante. Le but est simple. Répondre à une demande qui reste énorme sur les trajets vers Bordeaux, Rennes, Nantes et Angers au départ de Paris. Elle avance un chiffre parlant. 15% des Français qui souhaitent prendre le TGV n’y arrivent pas, faute de place disponible.
La recette de Velvet ne repose donc pas sur des rabais. La compagnie veut surtout ajouter des sièges sur ses lignes, avec dix millions de places supplémentaires par rapport à ce que propose déjà la SNCF. L’idée est assez logique. Quand l’offre est plus large, les billets les moins chers ne s’envolent pas dès l’ouverture des ventes. Les voyageurs peuvent acheter plus tard, à des tarifs raisonnables, et plus de monde en profite. C’est un autre équilibre que celui des compagnies à bas coût. Le pari consiste à faire baisser le prix en cassant la rareté, pas en sacrifiant le service.
Rachel Picard a quitté la SNCF en 2020 pour monter Velvet avec son associé Thimothy Jackson. Le premier train est déjà sorti de l’usine Alstom de La Rochelle en avril. Il a été conçu pour être très capacitaire et surtout pour donner envie de s’installer. Les équipes ont travaillé l’intérieur et les services dans le détail. L’objectif, c’est que les passagers se sentent un peu comme chez eux et que tout soit simple pendant le voyage. Velvet veut aussi séduire plusieurs types de voyageurs, ceux du week-end, ceux qui font l’aller-retour dans la journée et les télétravailleurs qui se déplacent deux ou trois fois par semaine.
Reste à franchir les dernières étapes avant de rouler. Velvet a obtenu sa licence ferroviaire, une autorisation qui valide sa solidité financière. Mais la compagnie doit encore faire certifier ses trains et décrocher son certificat de sécurité unique. Si tout se passe bien, l’arrivée sur les rails est prévue en 2028. Le défi est de taille. Offrir une vraie alternative sur des lignes souvent saturées et prouver qu’un nouvel entrant peut bousculer les habitudes sans tomber dans la guerre des prix.
À lire aussi





ÉconomieEn Ligne 5 joursLe durian chasse le café des hauts plateaux vietnamiens



SportsEn Ligne 5 joursLe promu Troyes s’envole, Angers s’illumine, Auxerre s’enlise



PolitiqueEn Ligne 7 jours« Je voterai très à droite » les électeurs de Bruno Retailleau le somment de rester candidat



PolitiqueEn Ligne 7 joursFrançois Hollande écarte la primaire et mise tout sur décembre



SociétéEn Ligne 7 joursDes salariés barricadent leur usine pour empêcher un accident industriel



PolitiqueEn Ligne 6 joursSégolène Royal défie les peurs et se lance dans la primaire socialiste



PolitiqueEn Ligne 6 joursPhilippe et Hollande s’affrontent sur la fiscalité à huit mois de la présidentielle



PolitiqueEn Ligne 4 joursJordan Bardella écarte la police du vêtement et promet un référendum sur l’islamisme








