Sports
Auradou et Jegou la Cour suprême de Mendoza confirme le non-lieu
La plus haute juridiction de la province de Mendoza a rejeté le recours de la femme qui accuse les deux rugbymen. Leur non-lieu est confirmé et la…

La plus haute juridiction de la province de Mendoza a rejeté le recours de la femme qui accuse les deux rugbymen. Leur non-lieu est confirmé et la perspective d’un procès s’éloigne.
L’affaire remonte à l’été 2024, en marge de la tournée du XV de France en Argentine. Hugo Auradou et Oscar Jegou sont alors mis en cause par une femme, dans un dossier qui va occuper les tribunaux pendant des mois. Les deux joueurs français ont toujours nié les faits. Après une longue enquête, la justice de Mendoza leur avait déjà accordé un non-lieu. La plus haute instance de la province vient de rejeter le recours de la plaignante, confirmant ainsi cette décision.
Pour en arriver là, les trois magistrats ont passé le dossier au crible. Ils se sont penchés sur les échanges WhatsApp entre la plaignante et une amie, juste après les faits. D’après la Cour, ces messages ne valent pas comme preuve directe de l’absence d’agression. Ils servent seulement à vérifier si le récit de la femme tient debout. L’expertise psychologique rendue dans l’enquête est encore moins favorable à sa version. Elle évoque des contradictions, des incohérences, des fabulations et des exagérations. Le tout est jugé peu spontané.
Le volet médical n’a pas non plus aidé la plaignante. Des lésions ont bien été constatées sur son corps, mais les juges ne peuvent pas déterminer leur origine. Impossible de les relier avec certitude aux faits dénoncés. D’autant que la femme est atteinte de la maladie de von Willebrand, un trouble de la coagulation qui favorise les hématomes, même après un choc mineur. Les témoignages recueillis à l’hôtel n’ont rien apporté de décisif. Un responsable de la sécurité a même expliqué qu’aucun élément extérieur ne venait étayer le récit de la plaignante.
Face à ces éléments, la Cour suprême de Mendoza a estimé que la tenue d’un procès n’était pas raisonnable. Pour envisager une condamnation, il aurait fallu des charges autrement plus solides. Les juges considèrent que ce niveau n’est pas atteint. L’avocat argentin des deux joueurs va plus loin et parle d’une fausse accusation très grave et d’un mensonge très grave. La plaignante peut encore tenter sa chance devant la justice fédérale argentine. Mais à ce stade, un revirement semble très improbable. L’affaire semble bel et bien arriver à son épilogue.
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