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L’Iran frappe des bases américaines et jure de venger les morts d’un mariage

Après un mois d’accalmie, Téhéran et Washington se retrouvent de nouveau face à face. L’Iran a visé des bases américaines au Koweït et aux Émirats après…

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L’Iran frappe des bases américaines et jure de venger les morts d’un mariage

Après un mois d’accalmie, Téhéran et Washington se retrouvent de nouveau face à face. L’Iran a visé des bases américaines au Koweït et aux Émirats après la mort de quatre personnes lors d’un mariage.

Jeudi, l’Iran est repassé à l’attaque. Téhéran annonce avoir lancé des missiles et des drones contre deux bases militaires du Golfe. Au Koweït, la base aérienne Ahmad al-Jaber aurait été visée sur ses systèmes de communication par satellite, ses dépôts d’équipement et ses hangars d’avions de combat. Aux Émirats arabes unis, ce sont les radars américains de la base al-Minhad qui étaient dans le viseur. Les dégâts restent inconnus. Le Koweït dénonce une « ignoble agression ». Les Émirats, eux, n’ont pas confirmé avoir été ciblés.

Cette nouvelle salve intervient après un drame. Mardi soir, une frappe a tué quatre personnes qui assistaient à un mariage dans le district de Sirik, dans le sud-est de l’Iran. Près de 70 autres ont été blessées. Les images largement partagées montrent des décorations de fête au milieu des débris et du sang. Après avoir analysé témoignages et vidéos, des experts militaires en concluent qu’il s’agit bien d’une frappe américaine. Le chef des Gardiens de la Révolution, Ahmad Vahidi, a juré que le sang de ces martyrs ne resterait pas impuni.

Retour en arrière. Les deux camps étaient restés calmes pendant un mois. Dimanche, les États-Unis ont rouvert le feu, expliquant vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d’être tirées vers le détroit d’Ormuz. Cette voie maritime est au centre du conflit qui oppose Washington à Téhéran depuis fin février. L’Iran la verrouille, les États-Unis imposent un blocus naval sur ses ports. Donald Trump a même plaisanté sur l’idée de renommer le passage « détroit Trump ». Son vice-président, JD Vance, assure que le trafic de pétrole et de gaz y a presque retrouvé son niveau d’avant-guerre.

Dans la nuit de mardi à mercredi, les bombardements ont fait au moins 19 morts en Iran, dont sept membres des forces armées. C’est l’un des bilans les plus lourds de ces derniers mois. Jeudi, Téhéran a aussi annoncé la mort de six marins dans des frappes américaines, sans préciser s’ils font partie de ce décompte. Côté américain, le vice-président a annoncé une enquête approfondie sur la frappe qui a touché le mariage. Il s’est dit extrêmement sceptique sur la version iranienne. Selon lui, les médias d’État de Téhéran n’ont pas rapporté les faits de manière fiable depuis le début du conflit.

Les négociations pour sortir de cette guerre restent bloquées. Washington n’a pas bombardé l’Iran ces dernières heures, mais Donald Trump répète que ses troupes sont prêtes à frapper « à tout moment ». L’opposition démocrate, elle, affirme que les combats ont épuisé les stocks de munitions américains. L’administration réfute. Pour faire plier Téhéran, elle mise aussi sur la pression économique. De nouvelles sanctions sont annoncées contre les partenaires commerciaux de l’Iran dans des secteurs comme l’or, la technologie, les actifs numériques, l’aviation ou le transport maritime. Les cours du pétrole sont repartis à la hausse, portés par ce regain de tensions. Le Brent, référence mondiale, dépasse les 95 dollars, car les investisseurs ne croient pas à une reprise rapide des flux dans le détroit d’Ormuz.

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