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Emmanuel Maurel tente sa chance à la primaire et parie sur une gauche qui ose

L’ex-socialiste est le septième à se lancer dans la course. Il assure que la gauche peut prendre le dessus sur l’extrême droite.

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Emmanuel Maurel tente sa chance à la primaire et parie sur une gauche qui ose

L’ex-socialiste est le septième à se lancer dans la course. Il assure que la gauche peut prendre le dessus sur l’extrême droite.

Il l’avait en tête depuis un moment. Cette fois, c’est officiel. Emmanuel Maurel, député et figure de l’aile gauche du PS avant son départ, a annoncé vendredi qu’il participerait à la primaire de la gauche socialiste et démocratique. Une décision qu’il a justifiée sur franceinfo en affirmant qu’une candidature “authentique” était capable de passer le premier tour de la présidentielle et de battre le Rassemblement national. Il veut incarner une voix différente, à la fois pour la France, la gauche et l’Europe, et promet de tirer les leçons des échecs précédents avec des propositions concrètes et un vrai projet.

L’ancien socialiste, qui a claqué la porte du parti en 2018, est aujourd’hui une figure de la Gauche républicaine et socialiste, un petit parti dont il est le patron. Il siège aussi au sein du groupe communiste à l’Assemblée nationale. Ses priorités sont claires. Il veut enrayer ce qu’il appelle le déclin français et défendre les travailleurs. Son pari est simple. Croire qu’un candidat socialiste crédible peut vraiment créer la surprise au second tour, même si tout le monde n’y croit pas.

La bataille ne fait que commencer. Emmanuel Maurel est le septième prétendant à la primaire, qui doit se dérouler en deux tours les 9-10 et 16-17 octobre. Les candidats issus du PS doivent obtenir des parrainages pour pouvoir concourir, mais lui n’est pas concerné puisqu’il est chef de parti. Dans la liste des concurrents, on retrouve des noms connus comme Raphaël Glucksmann pour Place publique, le premier secrétaire du PS Olivier Faure, les députés socialistes Philippe Brun et Jérôme Guedj, ou encore l’ancienne candidate à la présidentielle Ségolène Royal. Un nouvel arrivant s’est aussi déclaré jeudi, il s’agit de Fabien Verdier, ancien maire de Châteaudun. Le champ est large, les sensibilités sont différentes, et chacun espère convaincre des électeurs qui attendent de voir quelle gauche saura enfin se faire entendre.

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