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Le retour de la douleur à la pompe en France

Les prix des carburants repartent en flèche et se rapprochent des plus hauts historiques. De quoi raviver les inquiétudes sur le budget des automobilistes.

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Le retour de la douleur à la pompe en France

Les prix des carburants repartent en flèche et se rapprochent des plus hauts historiques. De quoi raviver les inquiétudes sur le budget des automobilistes.

Le sans-plomb 95-E10, essence la plus répandue dans l’Hexagone, s’affichait vendredi à 2,090 euros le litre en moyenne. Un niveau inédit depuis le début du conflit au Moyen-Orient, avec un passage au-dessus de la barre des deux euros dès la mi-août. La hausse s’emballe depuis quelques semaines, portée par le rebond des cours du pétrole, et le plein ordinaire coûte désormais près de 22% plus cher qu’à la fin février.

Le gazole ne va guère mieux, avec un prix moyen de 2,259 euros le litre. C’est un peu moins que son record d’avril, qui dépassait 2,30 euros, mais la facture a grimpé de plus de 31% depuis les frappes israélo-américaines. Derrière cette envolée, il y a une explication logistique nette. Les exportations russes se sont arrêtées, ce qui perturbe l’approvisionnement du diesel en Europe, et ce problème structurel pèse de plus en plus lourd. Les professionnels du secteur disent d’ailleurs leur difficulté à anticiper la suite, même si certains espèrent une accalmie prochaine.

Le baril de Brent est passé d’environ 70 dollars début juillet à près de 95 dollars vendredi, sous l’effet des tensions régionales. Face à cette pression, le groupe TotalEnergies maintient son bouclier dans ses stations, avec un litre d’essence plafonné à 1,99 euro et le diesel à 2,25 euros, tant que dure le conflit. Le gouvernement, lui, a reconduit pour deux mois certaines aides destinées aux secteurs touchés, tout en prolongeant d’un mois le dispositif pour les gros rouleurs aux revenus modestes. Certains acteurs de la distribution estiment que les tarifs actuels sont proches du maximum supportable, et que les pouvoirs publics devront peut-être réduire les taxes si la tendance se prolonge.

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