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Jordan Bardella vient prêter main forte à Nigel Farage dans la tourmente des financements

Nigel Farage contre-attaque après de nouvelles révélations sur les finances de son mouvement. Le patron de Reform UK peut compter sur le renfort de Jordan…

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Jordan Bardella vient prêter main forte à Nigel Farage dans la tourmente des financements

Nigel Farage contre-attaque après de nouvelles révélations sur les finances de son mouvement. Le patron de Reform UK peut compter sur le renfort de Jordan Bardella.

Le congrès de Reform UK à Birmingham avait des allures de sommet entre alliés européens. Jordan Bardella est monté à la tribune pour soutenir Nigel Farage et a multiplié les promesses en direction des militants britanniques. S’il remporte l’élection présidentielle de 2027, le chef du Rassemblement National assure qu’il utilisera tous ses pouvoirs pour que la France ne serve plus de porte d’entrée à l’immigration clandestine vers le Royaume-Uni. Les deux hommes ont aussi officialisé un protocole d’accord à la tribune.

Cette démonstration d’unité ne dissipe pas les nuages. Le mouvement anti-immigration est ébranlé par une enquête télévisée diffusée jeudi. Des images tournées en caméra cachée montrent un proche de Nigel Farage expliquer comment faire accepter un don de 500 000 livres d’un citoyen américain, alors que la loi britannique réserve ce droit aux seuls électeurs du pays. Le reportage affirme aussi que les deux responsables mis en cause, Dan Jukes et James Orr, ont enfreint les règles électorales en faisant financer un sondage depuis l’étranger. Ils ont tous les deux remis leur démission.

Nigel Farage apparaît dans le document. Il ne se démonte pas. Il concède que certaines discussions n’auraient jamais dû avoir lieu. Mais il jure que son parti n’a pas commandé ce sondage et qu’aucun argent douteux n’est entré dans ses caisses. À ses yeux, ce travail d’investigation est un canular monté par des militants d’extrême gauche. Sur place, ses partisans refusent de douter. Casquettes Make Britain Great Again sur la tête, bandanas Union Jack autour du cou, ils scandent leur fidélité au chef du parti. « Tout est fait pour descendre Reform, mais nous surmonterons ça », assure Darren Ball, un ancien militaire de 51 ans. John Howard, promoteur immobilier de 62 ans, veut y croire et espère que cette affaire ne sera qu’un simple accroc.

Le contexte reste pourtant chargé. Nigel Farage a déjà été épinglé par une enquête parlementaire pour ne pas avoir déclaré un don de cinq millions de livres d’un milliardaire des cryptomonnaies, Christopher Harborne. La police s’intéresse aussi aux comptes de son mouvement. L’été a été marqué par une élection dans sa circonscription de Clacton, où il a gagné sans convaincre face à un adversaire fantaisiste surnommé le Comte Tête-de-Poubelle. Le Labour est repassé en tête des sondages. Et selon une étude Ipsos récente, plus des deux tiers des Britanniques estiment que Nigel Farage n’est pas prêt à devenir Premier ministre.

Reform UK entend malgré tout prouver sa crédibilité. Lors de ce congrès, le parti a détaillé les mesures qu’il prendrait durant les cent premiers jours d’un gouvernement. Sa priorité affichée reste l’arrêt des bateaux de migrants qui traversent la Manche depuis la France. Nigel Farage, lui, veut transformer ces semaines de crise en un nouveau combat contre ce qu’il appelle « le système ».

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