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Le ciel de Jakarta se ferme sous les cendres du Krakatoa

L’éruption du volcan Anak Krakatoa a poussé les autorités indonésiennes à suspendre les vols depuis la capitale. Plus de 22 000 passagers se retrouvent…

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Le ciel de Jakarta se ferme sous les cendres du Krakatoa

L’éruption du volcan Anak Krakatoa a poussé les autorités indonésiennes à suspendre les vols depuis la capitale. Plus de 22 000 passagers se retrouvent bloqués et le trafic aérien régional est fortement perturbé.

Dimanche matin, l’Indonésie a dû fermer son principal aéroport. Le volcan Anak Krakatoa, en éruption depuis la veille, crache des cendres qui ont envahi le ciel de Jakarta. La suspension des activités, d’abord envisagée pour quelques heures seulement, a été prolongée au moins jusqu’au milieu de l’après-midi. Le ministère des Transports explique que des poussières volcaniques se sont dispersées autour de l’aéroport international Soekarno-Hatta, rendant les opérations aériennes trop risquées.

Les conséquences sont lourdes. Au total, 209 mouvements d’avions ont été annulés ou modifiés, et plus de 22 000 passagers sont coincés sur place. Le ministère précise que seize vols internationaux ont été supprimés, sept retardés et cinq reprogrammés. Les destinations les plus concernées sont Singapour, Doha, Sydney et Kuala Lumpur. Singapour reste la liaison la plus affectée.

La perturbation ne se limite pas à la capitale. Les aéroports de Lombok et de Bali sont également touchés par le panache de cendres. Seize vols intérieurs à destination ou en provenance de Bali ont été annulés. Pour les voyageurs, c’est la désorganisation. Un cadre français qui devait assister à un salon professionnel à Shanghai a vu son vol annulé au petit matin. Il espère repartir via Séoul dans la nuit. Un autre Français, coincé à Lombok pour des raisons professionnelles, cherche un moyen de rentrer à Jakarta. Pour l’instant, rien n’est sûr.

Le volcan Anak Krakatoa, dont le nom signifie enfant du Krakatoa, a une histoire chargée. Il est né au début du XXe siècle dans la caldeira laissée par l’explosion du Krakatoa en 1883, l’une des éruptions les plus meurtrières jamais enregistrées avec environ 35 000 morts. Samedi, ses détonations ont été perçues jusqu’à 700 kilomètres. Deux nouvelles éruptions se sont produites dimanche. Les autorités locales ont imposé une zone de sécurité de trois kilomètres autour du volcan, interdite aux navires. Les bateaux qui traversent le détroit entre Java et Sumatra doivent rester extrêmement prudents.

La responsable de l’agence de géologie redoute une intensification de l’activité volcanique. Les sismographes enregistrent encore des mouvements de fluides en profondeur. Il reste toutefois impossible de prédire avec précision le moment et la nature de la prochaine éruption. L’Indonésie, vaste archipel posé sur la ceinture de feu du Pacifique, vit avec cette menace depuis toujours. Entre volcans et séismes, le risque fait partie du quotidien des habitants.

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