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Venue chercher ses petits-enfants à Gy, la grand-mère est morte poignardée

La grand-mère des deux enfants est morte après avoir reçu trois coups de couteau. Le père, en instance de séparation, est soupçonné d’avoir tué la…

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Venue chercher ses petits-enfants à Gy, la grand-mère est morte poignardée

La grand-mère des deux enfants est morte après avoir reçu trois coups de couteau. Le père, en instance de séparation, est soupçonné d’avoir tué la septuagénaire et ses enfants avant de se donner la mort.

Le drame qui s’est joué mercredi soir sur les hauteurs de Gy, en Haute-Saône, laisse désormais quatre morts derrière lui. La grand-mère des deux enfants est décédée, a annoncé le parquet de Vesoul samedi. Les médecins légistes ont découvert trois plaies au couteau dans le thorax et l’abdomen de la septuagénaire. Elles ont provoqué une hémorragie massive. L’autopsie décrit des coups d’une extrême violence.

Ce n’est pas tout. Les examens médicaux ont également relevé des ecchymoses sur le visage, les bras et le thorax de la victime, consécutives à des coups ou à des saisies. Des marques au niveau du cou sont fortement évocatrices d’un étranglement à mains nues, qui aurait pu contribuer au décès, dans une moindre mesure. La scène a donc été d’une brutalité extrême.

Les corps des deux enfants, âgés de 6 et 10 ans, ont eux aussi été autopsiés. Chacun a été tué par une balle unique, tirée dans le dos à courte distance. Aucune autre lésion n’a été trouvée sur leurs corps. Le père, âgé de 42 ans, est mort d’une balle tirée sous le menton, du bas vers le haut, probablement à bout portant. L’hypothèse privilégiée par les enquêteurs est celle d’un drame familial suivi d’un suicide. L’homme aurait donné la mort à sa belle-mère et à ses enfants avant de retourner l’arme contre lui.

Une version des faits se dessine grâce au témoignage d’un cousin du père de famille. Selon lui, le quadragénaire a filmé la scène et a envoyé la vidéo à sa femme, accompagnée d’un message glaçant. « Voilà ce que tu mérites. » La septuagénaire était justement venue chercher les enfants au domicile familial. La famille vivait dans un bungalow, à côté de la maison en construction. L’homme n’avait jamais été condamné pour des atteintes aux personnes.

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