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Gabriel Attal recadre Édouard Philippe et le renvoie vingt ans en arrière

Le chef de Renaissance a profité de la foire de Châlons-en-Champagne pour marquer sa différence avec son rival d’Horizons. Selon lui, Philippe fait…

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Gabriel Attal recadre Édouard Philippe et le renvoie vingt ans en arrière

Le chef de Renaissance a profité de la foire de Châlons-en-Champagne pour marquer sa différence avec son rival d’Horizons. Selon lui, Philippe fait campagne avec des idées d’une autre époque.

Dimanche, Gabriel Attal a choisi le décor de la foire de Châlons-en-Champagne pour adresser un signal clair à Édouard Philippe. Moins d’une heure avant que son rival ne prenne la parole à Tourcoing, aux côtés de Gérald Darmanin, le candidat de Renaissance a vanté sa proximité avec les Français. Il assure avoir de très bons rapports avec lui, mais assume des divergences profondes. Selon lui, la campagne de Philippe s’appuie sur un logiciel politique daté, celui d’il y a vingt ans.

Le contraste ne s’arrête pas aux idées. Gabriel Attal a aussi insisté sur la méthode. Lui dit vouloir rester au milieu des gens, pas enfermé dans une salle de meeting. Une manière de faire comprendre que son rival et lui ne sont pas des photocopies l’un de l’autre. Sur le fond, le dossier des retraites les sépare, mais c’est surtout une conception du politique qui diffère. Le trentenaire refuse de recréer les partis d’autrefois avec les acteurs d’autrefois. Le monde a changé, martèle-t-il.

Sur les sondages, Gabriel Attal veut croire à la dynamique lancée par sa candidature au printemps. Il affirme que les enquêtes d’opinion le placent désormais au même niveau que Philippe, quasiment dans la marge d’erreur. Selon lui, aucun favori ne se dégage et personne ne plie le match. Quant à une primaire, il n’écarte rien, mais ne veut pas s’y attarder. François Bayrou a pourtant relancé l’idée dimanche. Attal répond que les principaux intéressés disent ne pas en vouloir, et qu’il ne perdra pas d’énergie à en débattre.

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