Politique
Éric Ciotti tend la main à Marine Le Pen pour la présidentielle de 2027
Le maire de Nice a proposé à la favorite des sondages un pacte d’alliance en vue de la prochaine présidentielle. Retraites, droit du sol, Ukraine, il…

Le maire de Nice a proposé à la favorite des sondages un pacte d’alliance en vue de la prochaine présidentielle. Retraites, droit du sol, Ukraine, il expose ses positions et affiche ses différences.
Éric Ciotti, maire de Nice et patron de l’Union des droites pour la République, joue la carte de l’union sans détour. Devant environ 6 000 partisans réunis sur le grand pré de Levens, dans l’arrière-pays niçois, il a annoncé avoir soumis un pacte d’alliance à Marine Le Pen pour 2027. Cette proposition est le fruit d’une discussion qu’il dit avoir eue avec elle cette semaine. Dès 2024, il avait choisi son camp, celui d’une droite unie derrière le Rassemblement national de Jordan Bardella et Marine Le Pen. Il l’a répété, cette ligne restera la sienne.
Dans le détail, Éric Ciotti ne prétend pas tout réécrire. Il dit apporter une quinzaine de propositions complémentaires à un projet encore en préparation. Ses idées sont marquées très à droite. Il demande un grand réaménagement des institutions, en fusionnant départements, métropoles et régions pour faire naître de vastes provinces. Il défend aussi une part de capitalisation dans le système des retraites, un allégement des impôts sur les donations et les successions, la suppression du regroupement familial et l’abandon du droit du sol. Autant de mesures qu’il transmet à Marine Le Pen, sans chercher à se mettre à sa place.
La question ukrainienne le place toutefois dans une position nuancée. Alors que Louis Aliot, l’un des cadres du RN, a suggéré de couper le robinet des aides à l’Ukraine, Éric Ciotti affiche un soutien clair. Pour lui, il ne peut être question de laisser faire l’armée russe. Il parle d’un peuple agressé, d’une invasion qu’il faut combattre, d’une souveraineté à restaurer. Son message est simple. L’Ukraine doit avoir les moyens de rester libre et indépendante.
Cette prise de parole publique intervient alors que Marine Le Pen part favorite pour l’élection présidentielle. Le maire de Nice, lui, ne se présente ni comme un rival, ni comme un chef de file. Il se veut un allié constructif, disponible pour travailler avec la candidate et ses partenaires. Le pacte qu’il propose doit se lire comme une main tendue. Reste à savoir si Marine Le Pen voudra s’en saisir.
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