Société
À 20 ans, ils découvrent la vie militaire sur la base d’Évreux
Une centaine de jeunes, dont un tiers de femmes, viennent de démarrer leur service national dans l’Eure. Un engagement volontaire pensé pour rapprocher…


Une centaine de jeunes, dont un tiers de femmes, viennent de démarrer leur service national dans l’Eure. Un engagement volontaire pensé pour rapprocher les citoyens de leurs soldats.
Ils viennent de poser leurs bagages sur la base aérienne d’Évreux, avec leurs appréhensions et leur envie de bien faire. Une centaine de jeunes, âgés de 20 ans en moyenne, démarrent ici une expérience unique. Un tiers de ces recrues sont des femmes. Tous ont signé pour le nouveau service national impulsé par Emmanuel Macron, présenté comme une passerelle entre la vie civile et l’institution militaire. Face à un contexte européen tendu, ce dispositif doit aussi répondre aux besoins des armées. Mais personne n’ira combattre à l’étranger. Les missions se limiteront au sol français.
Les premiers jours laissent peu de place à l’improvisation. Les recrues enchaînent les formalités administratives, une visite médicale et un passage chez le coiffeur. La formation démarre ensuite avec le montage et le démontage de fusils d’assaut, ainsi que des séances de sport le long de la piste où s’entraînent les soldats d’active. Tout est nouveau, de la marche au pas à l’obéissance aux ordres. Les encadrants assurent néanmoins que les progrès arrivent vite. Jérémy, 21 ans et venu de Nancy, reconnaît quelques imperfections. Il se dit confiant, persuadé que cela s’arrangera. Yohan, 21 ans lui aussi et originaire de Lille, évoque l’entraide et la cohésion qui règnent déjà dans le groupe. Pour des raisons de sécurité, seuls les prénoms sont dévoilés.
Ce service n’a rien d’obligatoire, contrairement au service militaire supprimé en 1996. Le dispositif s’adresse aux Français de 18 à 25 ans. Ceux qui sont retenus reçoivent environ 800 euros par mois. L’armée de l’Air et de l’Espace accueille 600 appelés cette rentrée pour un contrat de dix mois. Dans l’ensemble des armées, ils seront 3 000 à revêtir l’uniforme cet automne. Le projet prévoit une montée en puissance progressive, avec 10 000 volontaires espérés en 2030 et 50 000 à l’horizon 2035.
Au terme de ce premier mois, les recrues seront affectées sur des bases en métropole, en Nouvelle-Calédonie, en Guyane ou à La Réunion. Elles y resteront neuf mois et pourront participer aux patrouilles de l’opération Sentinelle, déployée pour protéger les lieux publics. Le lieutenant Mathieu, officier chargé de projet, anticipe déjà la suite des parcours. Pour lui, certains reprendront des études et d’autres choisiront de s’engager durablement. Le climat géopolitique ne rebute visiblement pas ces jeunes. La guerre en Ukraine et les tensions au Proche-Orient renforcent même leur détermination, selon une sergent-chef. Isaac, 18 ans, incarne cet état d’esprit. Il se dit fier d’être là et conscient d’avoir un rôle à jouer. C’est aussi un cadre qu’il recherchait, confie-t-il.
À lire aussi





PolitiqueEn Ligne 6 joursLe Rassemblement national décroche enfin son premier groupe au Sénat



PolitiqueEn Ligne 7 joursPour Fabien Roussel, mieux vaut dialoguer avec les lycéens que laisser la violence prendre le dessus



SociétéEn Ligne 7 joursJusqu’à 500 lycées fermés lundi, 24 établissements saccagés



Faits DiversEn Ligne 5 joursRefus de mariage à Béziers, 7 500 euros d’amende réclamés contre Robert Ménard



SociétéEn Ligne 6 joursLes tracteurs de la Confédération paysanne vont rejoindre les lycéens dans la rue



SociétéEn Ligne 6 joursMain arrachée, œil perdu et mâchoire brisée, quatre enquêtes sur des blessures de lycéens



Faits DiversEn Ligne 6 joursUn ex-maire du 93 et son entourage jugés pour des marchés publics truqués



MondeEn Ligne 7 joursTéhéran prévient qu’aucune guerre ne réglera la crise au Moyen-Orient








