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Roussel se lance, Bregeon veut un champion unique, Attal et Retailleau ne lâchent rien

Le secrétaire national du PCF entre en campagne, la porte-parole du gouvernement appelle la droite et le centre à se ranger derrière Édouard Philippe.…

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Roussel se lance, Bregeon veut un champion unique, Attal et Retailleau ne lâchent rien

Le secrétaire national du PCF entre en campagne, la porte-parole du gouvernement appelle la droite et le centre à se ranger derrière Édouard Philippe. Bruno Retailleau et Gabriel Attal refusent de reculer et François Bayrou propose une autre solution pour contourner les extrêmes.

Fabien Roussel est officiellement candidat à l’élection présidentielle. Le secrétaire national du Parti communiste a confirmé son choix après un vote favorable de 72,06% des adhérents. Le maire de Saint-Amand-les-Eaux parle d’une décision largement réfléchie et promet un projet de rupture. Il repart avec le souvenir de 2022 en tête, quand il avait recueilli 2,28% des voix. Sa candidature, sans surprise, ravive des tensions à gauche. Certains élus communistes et des proches de Jean-Luc Mélenchon lui reprochent d’avoir contribué à l’élimination du leader insoumis au premier tour de la dernière présidentielle. La concurrence s’annonce dense, avec Jean-Luc Mélenchon, la cheffe des écologistes Marine Tondelier, et les prétendants de la primaire du pôle socialiste et démocratique. Ségolène Royal assure, elle, avoir réuni les parrainages nécessaires au PS pour entrer dans la course.

Chez les soutiens d’Édouard Philippe, l’heure est à l’accélération. Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, ne cache pas son impatience. Elle soutient officiellement l’ancien Premier ministre et veut que les candidats de la droite et du centre s’entendent vite, très vite, pour éviter un second tour entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Dans son viseur, Gabriel Attal et Bruno Retailleau, qu’elle appelle à rejoindre le maire du Havre. Le meilleur scénario, dit-elle, serait un candidat unique dans les plus brefs délais. Les enquêtes d’opinion donnent une longueur d’avance à Édouard Philippe si les trois partaient au même moment, avec 14,5% des voix contre 7,5% pour Gabriel Attal et 6% pour Bruno Retailleau. Marine Le Pen reste très loin devant, à 34%.

Les sondages ne suffisent pas à faire bouger les lignes. Bruno Retailleau se voit déjà aller jusqu’au bout. Le président des Républicains répète que la victoire est à portée de main, attaque le Rassemblement national, un parti girouette et amateur selon lui, et tend la main aux électeurs de Marine Le Pen. Il s’affiche comme le candidat de la radicalité sérieuse. Gabriel Attal tient un discours tout aussi ferme. Les enquêtes d’opinion à huit mois d’un scrutin ne disent rien, balaie-t-il, avant de jurer qu’il restera dans la bataille parce que personne d’autre ne porte son projet. Lui aussi promet d’aller jusqu’à la victoire.

François Bayrou ne semble pas convaincu par cette compétition à trois. Le chef du MoDem propose une autre porte de sortie, un tour préliminaire élargi entre tous ceux qui refusent l’alliance avec Jean-Luc Mélenchon et tous ceux qui refusent l’alliance avec Marine Le Pen. Dans ses cartons, une compétition loyale sur deux mois, puis un vote. La liste des participants possibles irait de Bernard Cazeneuve à David Lisnard, en passant par Élisabeth Borne, Bruno Le Maire, Thierry Breton et Jean-Louis Borloo. En revanche, Sarah Knafo n’en est pas. Quant à Raphaël Glucksmann, il aurait pu en être s’il n’avait pas fait le choix de rejoindre le PS, selon François Bayrou.

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