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Kimi Antonelli renverse le Grand Prix d’Italie et donne des ailes aux tifosi

Parti 19e, l’Italien a remporté une victoire historique à domicile. Place aux héros et aux naufragés d’une course haletante.

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Kimi Antonelli renverse le Grand Prix d’Italie et donne des ailes aux tifosi

Parti 19e, l’Italien a remporté une victoire historique à domicile. Place aux héros et aux naufragés d’une course haletante.

Le spectacle de Monza a tenu toutes ses promesses. Kimi Antonelli a signé la course de sa saison en venant de très loin, puisqu’il s’élançait de la dix-neuvième place. Le voilà avec une septième victoire en Formule 1, la première d’un pilote italien à domicile depuis soixante ans. Une délivrance pour les tribunes, qui n’avaient pas vu un des leurs s’imposer sur ce circuit depuis si longtemps. Au classement général, le championnat prend encore un peu plus la couleur Mercedes.

Les autres sourires sont venus des outsiders. Pierre Gasly s’élançait depuis la pole position après une performance déjà marquante en qualifications. Mais une fois la course lancée, la hiérarchie a repris ses droits. Le Français n’a pas pu rivaliser avec les Mercedes, les McLaren, Lewis Hamilton et Max Verstappen. Il empoche toutefois six points, auxquels s’ajoutent les deux unités de Franco Colapinto neuvième. Huit points au total pour Alpine, une très bonne pioche. Max Verstappen, lui, mérite une mention. Son pari aux stands pendant le drapeau jaune du 29e tour, exactement comme Kimi Antonelli, a transformé sa fin de course. Pneus neufs, Red Bull rapide et doublés en série. Il a terminé devant les McLaren et la Ferrari de Lewis Hamilton.

Du côté des naufragés, Charles Leclerc n’est pas près d’oublier ce rendez-vous. Son dimanche s’est brisé en deux actes. D’abord une défense trop optimiste qui a envoyé Lewis Hamilton, son coéquipier, hors de la piste. Ensuite une perte de contrôle plus lourde de conséquences encore, avec une violente sortie dans les protections et l’abandon immédiat. Un gâchis pour Ferrari, qui espérait mieux devant ses supporters.

George Russell était pourtant bien parti pour être l’homme de la journée. Deuxième à l’arrivée, le Britannique entretient pourtant un sentiment mitigé. En qualifications, il avait vu la pole lui échapper au profit de Pierre Gasly, une surprise qui a fait mal. En course, son choix de rester en piste plus de quarante tours avec les mêmes pneus s’est retourné contre lui. Kimi Antonelli, pourtant encore à plus de huit secondes de son rival à dix tours du but, a profité de la dégradation pour revenir et le dépasser. Lance Stroll, enfin, n’a pas connu un sort plus heureux. Abandon dès le 29e tour. Sa sortie de route résume le week-end compliqué d’Aston Martin, déjà marqué par le retrait de Fernando Alonso. L’équipe repart de Monza sans le moindre point et avec beaucoup de regrets.

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