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Pétrole en ébullition et Bourses sans boussole avant le rendez-vous de la BCE

Les frappes des Houthis contre des sites saoudiens ont fait grimper le brut à son plus haut niveau depuis six semaines. De quoi maintenir la pression sur…

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Pétrole en ébullition et Bourses sans boussole avant le rendez-vous de la BCE

Les frappes des Houthis contre des sites saoudiens ont fait grimper le brut à son plus haut niveau depuis six semaines. De quoi maintenir la pression sur les banques centrales, à deux jours d’une décision très attendue de la BCE.

Les Bourses européennes ont terminé mardi sans élan commun. Le CAC 40 a fini en légère hausse de 0,14%, à 8.317,98 points, Francfort a avancé de 0,05% et Londres a lâché 0,10%. L’EuroStoxx 50 s’en sort avec un gain symbolique, mais rien de vraiment net. Une séance de flottement, dans l’attente de la prochaine décision monétaire de la Banque centrale européenne.

Côté énergie, le marché retient son souffle. Les Houthis, soutenus par l’Iran, ont frappé des villes et des installations du géant pétrolier Aramco dans le sud de l’Arabie saoudite. Le Brent a dépassé les 99 dollars le baril avant de revenir autour de 97,72 dollars, en hausse de 0,74%. Le pétrole américain de référence gagne plus de 1% à 92,62 dollars. Ces attaques réveillent la crainte d’un embrasement régional entre Washington et Téhéran, avec un risque direct sur l’approvisionnement énergétique de la planète.

Ce pétrole cher, cumulé à la flambée du gaz, met les rendements obligataires sous pression, à des niveaux plus vus depuis des années. La BCE doit trancher jeudi et une hausse des taux de 25 points de base est pratiquement actée, tant l’inflation reste éloignée de l’objectif des 2%. Les marchés estiment à environ 80% la probabilité d’un nouveau tour de vis d’ici décembre. En Europe, le débat n’est plus de savoir s’il faut augmenter les taux cette semaine, mais jusqu’où il faudra aller.

Aux États-Unis, les chiffres de l’emploi meilleurs que prévu ont renforcé les paris sur un geste de la Réserve fédérale la semaine prochaine. Les données sur l’inflation attendues vendredi pourraient encore faire bouger les lignes. Outre-Manche, le gouverneur de la Banque d’Angleterre tente de dissiper l’idée que les taux monteront en pilote automatique, rappelant que tout dépendra de la situation économique et géopolitique.

Sur les valeurs, le secteur bancaire parisien reste sous pression, avec une Société générale en baisse de près de 1% après une recommandation négative de JP Morgan sur les banques françaises. Rubis bondit de 1,65% grâce au relèvement de son objectif annuel. Du côté des laboratoires, Novartis chute d’environ 10% après un échec clinique pour son médicament contre une forme d’atrophie musculaire. À Wall Street, les indices sont dans le rouge, mais les fabricants de puces électroniques tirent leur épingle du jeu grâce à l’engouement pour l’intelligence artificielle, comme Qualcomm, qui gagne 4,5% après un accord de quatre milliards de dollars avec Amazon.

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