Culture
Un milliard d’euros pour que le cinéma ne se laisse pas dévorer par l’IA
Emmanuel Macron et la Corée du Sud joignent leurs forces pour financer la filière de l’image à hauteur d’un milliard d’euros. Ce sommet inédit doit…


Emmanuel Macron et la Corée du Sud joignent leurs forces pour financer la filière de l’image à hauteur d’un milliard d’euros. Ce sommet inédit doit permettre au 7e art de répondre aux défis de l’intelligence artificielle et des plateformes.
À Saint-Paul-de-Vence, les projecteurs sont braqués sur le 7e art. Pour la première fois, un sommet international rassemble les grands noms du cinéma mondial autour d’une même question. Comment sauver la création à l’ère du tout-numérique ? Emmanuel Macron a donné le ton dès l’ouverture. La France et la Corée du Sud s’engagent à verser un milliard d’euros sur cinq ans. L’argent financera un partenariat appelé Lumière, dédié à la filière de l’image et à la souveraineté culturelle.
Les sommes ne sortent pas d’un chapeau. Du côté français, 500 millions d’euros proviendront de crédits déjà prévus à la Banque publique d’investissement. Séoul apportera l’autre moitié. Dans la salle, environ 200 professionnels de l’industrie, dont plusieurs studios hollywoodiens, échangent sur les deux menaces qui perturbent le secteur. L’intelligence artificielle générative, d’abord, qui bouscule les façons de créer. La concurrence des plateformes, ensuite, qui éloigne les spectateurs des salles.
Emmanuel Macron refuse de subir cette mutation. Chaque œuvre porte une part de notre époque et de notre identité. Derrière elle, il y a des créateurs, des techniciens, des emplois, toute une chaîne de valeur. Le président estime qu’il faut reprendre la main sur ces grands bouleversements technologiques. Il met particulièrement en garde contre l’IA. Selon lui, la laisser remplacer les auteurs ou les doubleurs serait une erreur monumentale. Le droit d’auteur doit rester un bouclier.
Le chef de l’État a aussi profité de cette rencontre pour annoncer un nouveau projet. Une organisation internationale, baptisée Iris, verra le jour. Elle réunira les salles de cinéma indépendantes du monde entier. L’ambition, préserver la diversité d’un modèle fragile. Une manière de rappeler que le cinéma ne se résume pas à des algorithmes et des abonnements.
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