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Au Népal, les sauveteurs refusent de renoncer à retrouver des vivants dans les tunnels engloutis

La crue dévastatrice à la frontière avec la Chine a fait au moins 1 385 morts et plus de 5 500 disparus. Sous les montagnes, des équipes internationales…

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Au Népal, les sauveteurs refusent de renoncer à retrouver des vivants dans les tunnels engloutis

La crue dévastatrice à la frontière avec la Chine a fait au moins 1 385 morts et plus de 5 500 disparus. Sous les montagnes, des équipes internationales fouillent encore des galeries pleines de boue, d’eau et de roches.

Les bilans officiels sont accablants. Une masse d’eau glacée, de pierres et de débris a balayé le nord du Népal, près de la frontière chinoise, et a envahi plusieurs tunnels de sites hydroélectriques en fonctionnement ou en construction. Des ouvriers, des techniciens et des agents se trouvaient à l’intérieur au moment où tout a basculé. Des centaines d’entre eux restent introuvables.

Depuis le début des recherches, les sauveteurs népalais sont épaulés par des experts venus d’Inde, de Chine et de Corée du Sud. Ils progressent dans des boyaux instables, où chaque mètre peut être dangereux. Pour l’instant, deux Népalais et un Chinois ont été sortis vivants. Cette maigre lueur suffit à maintenir la mobilisation, mais la pression est énorme.

Un spécialiste australien des tunnels et espaces souterrains, engagé dans ces opérations, raconte n’avoir jamais vu une telle situation. Pour lui, il ne s’agit pas d’un seul sauvetage, mais de plusieurs à mener en même temps, à des endroits différents, avec leurs propres risques et leurs propres espoirs. Ce même expert avait participé au sauvetage de 41 ouvriers restés bloqués dix-sept jours dans un tunnel en Inde. Cette expérience lui a appris à ne jamais confondre l’improbable et l’impossible.

L’armée népalaise assure que les recherches continuent avec la même intensité qu’au premier jour, en surface, dans les airs et dans les tunnels. L’idée est simple. Ne laisser personne derrière. Pendant que le pays observe une journée de deuil national pour honorer les victimes, les équipes creusent encore, tendues vers cet espoir fragile.

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