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Quatre œuvres volées au musée Renoir, une abandonnée dans la fuite

Deux hommes ont frappé le musée Renoir de Cagnes-sur-Mer pendant la nuit. Une des toiles dérobées a été retrouvée sur leur chemin.

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Quatre œuvres volées au musée Renoir, une abandonnée dans la fuite

Deux hommes ont frappé le musée Renoir de Cagnes-sur-Mer pendant la nuit. Une des toiles dérobées a été retrouvée sur leur chemin.

Deux hommes se sont introduits dans le musée Renoir de Cagnes-sur-Mer dans la nuit de lundi à mardi. Au départ, ils emportent quatre œuvres. Mais l’une d’elles reste sur le chemin. Les caméras de vidéoprotection de la ville les repèrent, l’alarme interne se déclenche au petit matin, et la police municipale arrive sur place cinq minutes plus tard. Trop tard pour tout empêcher, mais assez tôt pour forcer les deux voleurs à lâcher prise.

Le maire Bryan Masson a parlé d’un préjudice estimé à neuf millions d’euros. Il a aussi insisté sur la portée symbolique de ce cambriolage. Le musée-atelier se trouve dans la dernière demeure de Pierre-Auguste Renoir, entourée d’un jardin planté d’oliviers, non loin de Nice. S’attaquer à ce lieu, c’est selon lui s’attaquer à une part de l’histoire et du patrimoine de la ville. Une réaction ferme, alors que les musées français multiplient les alertes.

Ce vol n’est pas un cas isolé. Il y a presque un an, huit joyaux de la Couronne de France disparaissaient du Louvre, dont le diadème de l’impératrice Eugénie, retrouvé plus tard dans un état déplorable. Fin juillet, un collier en or du trésor de Vix, vieux de 2 500 ans, a été dérobé en pleine matinée à Châtillon-sur-Seine. Début juillet, le musée Lalique de Wingen-sur-Moder a perdu des pièces de joaillerie pour plus de 4,5 millions d’euros. Face à cette série, le ministère de la Culture a présenté en juillet un plan de 33 mesures. Il recommande notamment de retirer temporairement des vitrines les objets les plus vulnérables, pour les mettre en sécurité dans des lieux adaptés.

Le musée Renoir, fondé en 1960, est un lieu particulier. Il abrite encore le mobilier d’origine du peintre, mais aussi son chevalet, son fauteuil roulant et de nombreuses toiles signées de sa main, des portraits, des paysages et des nus. Renoir y a passé ses dernières années jusqu’à sa mort en 1919. Aujourd’hui, plusieurs de ces pièces manquent à l’appel. Les deux suspects sont toujours en fuite, et seule une des quatre œuvres volées a pu être récupérée.

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