Nous rejoindre sur les réseaux

Société

La tour Eiffel ferme après l’effacement forcé de ses employées

Lundi, le monument parisien est resté portes closes, ses employés en grève. Ils dénonçaient une consigne qui avait contraint les femmes à s’effacer devant…

Article

le

La tour Eiffel ferme après l'effacement forcé de ses employées

Lundi, le monument parisien est resté portes closes, ses employés en grève. Ils dénonçaient une consigne qui avait contraint les femmes à s’effacer devant une délégation hindoue samedi

Le monument emblématique de Paris est resté fermé toute la journée de lundi. Les salariés ont cessé le travail pour manifester leur colère après un événement survenu samedi. Ce jour-là, une délégation du mouvement spirituel hindou BAPS visitait le deuxième étage de la tour Eiffel. Le groupe se trouvait à Paris pour assister, le lendemain, à l’inauguration du premier grand temple hindou construit en France, à Bussy-Saint-Georges.

La visite privée a rapidement tourné à la polémique. Le personnel raconte que des consignes très claires ont été données pour limiter la présence des femmes. Certaines salariées ont dû quitter leur poste et patienter dans des locaux à l’écart. D’autres ont été remplacées par des hommes pour occuper leur place. Toutes devaient éviter de traverser les espaces empruntés par la délégation. En clair, il leur était demandé de s’effacer pour que les invités ne croisent aucune employée pendant leur visite. Une situation jugée grave par les équipes, qui ont choisi de réagir en cessant le travail.

La direction de la tour Eiffel a présenté ses excuses. Elle reconnaît que la délégation hindoue avait demandé une visite avec moins de contacts avec les femmes. Elle admet aussi que ces conditions n’auraient jamais dû être acceptées, car elles ne correspondent ni à ses valeurs, ni aux principes républicains. Une enquête doit désormais faire la lumière sur la manière dont cette demande a pu être transmise et appliquée. La société qui gère le monument promet de tirer toutes les conséquences de cet incident.

La classe politique a répondu présent. La ministre de l’égalité, Aurore Bergé, a rappelé qu’aucun dogme ne peut être supérieur aux lois de la République. Marine Le Pen et Gabriel Attal ont tenu des propos similaires, défendant la liberté des femmes à occuper toute leur place. La présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, s’est dite choquée et a affirmé avoir prévenu les responsables du BAPS que de telles pratiques sont interdites. Les élus parisiens veulent comprendre comment un tel accueil a pu être organisé dans un lieu aussi symbolique.

Ce dérapage pose aussi la question de l’influence du mouvement BAPS. Cette organisation, proche du Premier ministre indien Narendra Modi, est critiquée pour sa ligne conservatrice. L’association Indian Alliance Paris dénonce une mouvance nationaliste hindoue. Le temple inauguré dimanche en Seine-et-Marne et la procession en bateaux sur la Seine sont perçus par ses opposants comme une vitrine. Cette actualité religieuse et politique s’est invitée dans la tour Eiffel, qui devait normalement rester neutre.

La grève n’aura duré qu’une journée. La tour Eiffel doit rouvrir mardi matin dans des conditions normales. Mais l’épisode laisse des traces. Les employés attendent des explications et des garanties. Ils ne veulent plus jamais être contraints de faire disparaître leurs collègues femmes pour satisfaire une demande extérieure.

À lire aussi

1 Commentaire

1 Commentaire

  1. lulu

    7 septembre 2026 at 23 h 05 min

    incroyable de voir ça indigne ce pays !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus