Monde
Eisenkot étrille Netanyahu et le duel pour la Knesset se joue désormais dans un mouchoir de poche
À l’approche du scrutin d’octobre, l’ancien chef d’état-major israélien attaque frontalement le Premier ministre sur sa gestion depuis le 7 octobre. Les…

À l’approche du scrutin d’octobre, l’ancien chef d’état-major israélien attaque frontalement le Premier ministre sur sa gestion depuis le 7 octobre. Les derniers sondages placent son parti devant celui de Netanyahu et dessinent une Assemblée sans majorité claire.
Gadi Eisenkot a choisi la charge directe. Devant ses militants réunis à Rosh Haayin, l’ex-chef de l’armée a dénoncé un Benjamin Netanyahu obsédé par sa survie politique plutôt que par la sécurité d’Israël. Alors qu’il présentait la liste des candidats de son parti Yashar pour les législatives du 27 octobre, il a reproché au Premier ministre de s’être dérobé à ses responsabilités depuis l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023, journée la plus meurtrière de l’histoire du pays. Ses mots ont porté. « Face à la profonde fracture qui s’est ouverte le 7 octobre, et face aux grands défis auxquels est confronté l’État d’Israël, nous avons besoin d’une direction qui se montre à la hauteur de l’enjeu, qui sache comment rassembler et qui restaure les principes du sionisme. »
Cette sortie marque un tournant dans une campagne qui s’annonce tendue. Eisenkot ne se contente pas d’attaquer la gestion sécuritaire du gouvernement. Il pointe aussi une crise de confiance et de légitimité. Pour lui, le pays doit se reconstruire sur des bases retrouvées, avec un pouvoir capable d’écouter et de fédérer. En cela, il fait de l’après-7 octobre le cœur de sa campagne électorale, tout en se posant en gardien d’une certaine idée de l’État. Son passé à la tête de l’armée lui donne une crédibilité difficile à contester sur ces sujets, et son discours vise autant l’électorat de droite que les indécis en quête d’une alternative crédible.
Les chiffres publiés par la chaîne publique Kan ce dimanche confirment le rééquilibrage en cours. Yashar est crédité de 23 sièges sur les 120 de la Knesset, devançant d’une courte tête le Likoud de Netanyahu, annoncé à 20. Mais l’addition des blocs reste fragile. Les formations d’opposition totaliseraient 51 sièges, tandis que les alliés potentiels du Likoud en obtiendraient 52. Aucun camp n’atteint les 61 sièges nécessaires pour gouverner seul. Restent alors les petites formations, notamment deux listes à dominante arabe, qui pèsent ensemble 13 sièges et pourraient servir de faiseuses de rois dans les négociations de coalition. Le scrutin du 27 octobre s’annonce comme un jeu d’alliances ouvert, où la parole d’Eisenkot pourrait peser plus lourd que jamais.
À lire aussi

Faits DiversEn Ligne 6 joursPatrick Bruel renonce à sa tournée mais promet de continuer à se défendre
Faits DiversEn Ligne 5 joursLe député Sébastien Delogu passe huit heures en garde à vue après une vive dispute avec des policiers
PolitiqueEn Ligne 5 joursFrance Inter en grève contre un éditorialiste recruté chez Valeurs actuelles
SociétéEn Ligne 7 joursRentrée sous tension pour 11,6 millions d’élèves entre cyberattaque et téléphones interdits
MondeEn Ligne 5 joursL’Iran jure une riposte capable de briser l’Amérique après le bombardement d’une noce
Faits DiversEn Ligne 4 joursUn père tue ses deux enfants et sa belle-mère puis met fin à ses jours en Haute-Saône
PolitiqueEn Ligne 6 joursLa Guinée-Bissau se choisit un président tout-puissant
SociétéEn Ligne 2 joursMarionnaud face à la reprise, les salariés baissent le rideau
















