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Interdiction des réseaux sociaux avant 15 ans Macron monte au créneau pour toute l’Europe

Le chef de l’État veut convaincre Bruxelles de fixer la même limite d’âge partout dans l’Union. Son objectif est clair, aboutir avant la fin de son mandat.

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Interdiction des réseaux sociaux avant 15 ans Macron monte au créneau pour toute l'Europe

Le chef de l’État veut convaincre Bruxelles de fixer la même limite d’âge partout dans l’Union. Son objectif est clair, aboutir avant la fin de son mandat.

Emmanuel Macron a pris sa plume pour écrire directement à Ursula von der Leyen. Dans une lettre adressée à la présidente de la Commission européenne, il réclame un texte commun qui empêcherait les moins de 15 ans d’accéder aux réseaux sociaux. Cette offensive survient alors que la loi française sur le sujet a été censurée par le Conseil constitutionnel en août. Le président ne baisse pas les bras, il promet de retravailler une version nationale d’ici l’automne, tout en poussant l’Europe à agir dans le même sens.

Son argument est simple. Protéger tous les enfants de l’Union, pas seulement ceux de l’Hexagone. Il assure avoir constitué au fil des mois une coalition de pays favorables à une majorité numérique, même si tout le monde ne s’accorde pas encore sur l’âge idéal. Sur ce point, Macron veut une ligne commune et ferme, avec une interdiction calée à 15 ans. Sa détermination s’explique aussi par son calendrier personnel, il veut voir cette mesure opérationnelle en France avant le printemps.

Le président ne se contente pas de fixer une limite. Il demande que la vérification de l’âge repose sur des outils robustes, capables de respecter la vie privée des utilisateurs. Il veut également s’attaquer aux mécanismes conçus pour capter l’attention des plus jeunes. Limites de temps d’écran, fonctionnalités addictives mieux encadrées, standards de sûreté par défaut, tout doit passer dans le futur texte européen.

De son côté, Ursula von der Leyen a déjà promis des propositions après l’été. Un comité d’experts européens recommande plutôt une interdiction dès 13 ans, avec un accès progressif jusqu’à 18 ans. En écrivant cette lettre, Macron tente visiblement de faire pencher la balance vers une position plus dure. Il veut que l’Europe suive son modèle français, quitte à braquer ceux qui jugent cette mesure trop restrictive.

Le Conseil constitutionnel avait pourtant souligné un déséquilibre dans le texte voté à Paris. Selon lui, l’interdiction portait une atteinte disproportionnée à la liberté d’expression des adolescents, tout en reconnaissant l’importance de protéger l’enfant. Pour Macron, la solution passe par des restrictions mieux définies et plus finement encadrées. Reste à savoir si Bruxelles jouera le jeu.

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