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Thomas Pesquet voit le spatial tanguer au rythme de la géopolitique

Le sommet spatial de Paris s’annonce sous tension, et Thomas Pesquet le dit sans détour. L’absence de SpaceX et Blue Origin interroge l’Europe sur sa…

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Thomas Pesquet voit le spatial tanguer au rythme de la géopolitique

Le sommet spatial de Paris s’annonce sous tension, et Thomas Pesquet le dit sans détour. L’absence de SpaceX et Blue Origin interroge l’Europe sur sa place dans la conquête spatiale.

Le spatial ne vit pas dans une bulle. Thomas Pesquet, ambassadeur du sommet qui se tient à Paris, le répète sans détour. Ce domaine impose une coopération étroite entre les nations. Une contrainte qui crée forcément des tensions. Quand la géopolitique s’en mêle, les projets les plus ambitieux peuvent vaciller. L’astronaute français constate que les partenaires obligés de travailler ensemble ne sont pas toujours contents de le faire.

L’ombre des tensions plane déjà sur le rendez-vous parisien. Les entreprises américaines SpaceX et Blue Origin ont annulé leur venue, tout comme les jeunes pousses Stoke Space et Starcloud. Des bruits de couloir évoquent des pressions de la Maison Blanche. Thomas Pesquet avance une autre explication. SpaceX est empêtré dans des procédures judiciaires qui visent aussi son patron Elon Musk et le réseau X. De quoi refroidir les envies de traverser l’Atlantique.

Le camp européen n’offre pas non plus un tableau sans nuages. L’Allemagne, qui co-organise le rendez-vous, verra son chancelier rester chez lui. Friedrich Merz est pris par d’autres échéances, entre une intervention au Parlement et des rencontres avec des dirigeants étrangers. Le sommet réunira pourtant 120 pays, de quoi offrir une scène large aux discussions. La Russie, l’Iran et la Corée du Nord n’ont pas été invités.

Dans le cadre du Grand Palais, les ministres de l’espace devraient plancher sur une question centrale. Comment l’Europe peut-elle exister dans un secteur dominé par les États-Unis et la Chine ? Malgré un contexte moins flamboyant que prévu, des signatures de contrats sont attendues. Preuve que les affaires continuent, même quand les relations entre États se tendent.

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