Politique
David Lisnard rempile à la tête des maires de France
Le maire de Cannes et candidat libéral à la présidentielle repart en campagne pour présider l’Association des maires de France. S’il est réélu, il assure…


Le maire de Cannes et candidat libéral à la présidentielle repart en campagne pour présider l’Association des maires de France. S’il est réélu, il assure qu’il se mettra en retrait pendant la campagne officielle pour l’Elysée.
David Lisnard ne compte pas lâcher les rênes. Le maire de Cannes, déjà candidat de la droite libérale à l’élection présidentielle, brigue un nouveau mandat à la présidence de l’Association des maires de France. Il se dit fier du travail accompli depuis cinq ans, en particulier sur le terrain de la ruralité, et veut que la voix des maires continue de se faire entendre. Un objectif simple, martelé comme un cap.
Face à lui, un adversaire de taille. Philippe Laurent, maire UDI de Sceaux dans les Hauts-de-Seine, retente sa chance après une première candidature en 2021. Le scrutin se déroulera du 23 au 25 novembre, pendant le Congrès de l’association. La question d’un possible conflit d’intérêts entre le poste et sa candidature à l’Elysée a fait sortir le Cannois de ses gonds. Il a jugé la remarque absurde et malveillante, rappelant que ses prédécesseurs ont souvent cumulé avec des responsabilités ministérielles ou parlementaires et mené des campagnes nationales. Pour lui, l’attaque vise surtout à l’affaiblir.
Le président sortant promet tout de même de la clarté. S’il est réélu fin novembre et que sa campagne pour l’Elysée s’affirme, il se mettra en retrait de l’association durant la période officielle. Une direction collégiale assurera alors la présidence. De quoi couper court aux débats sans pour autant quitter le navire.
La partie ne se joue pas uniquement sur un nom. Les parrainages ont déjà livré un rapport de force. David Lisnard en a recueilli 106, contre 13 pour Philippe Laurent. Pour le bureau et le comité directeur, il a formé une liste d’union transpartisane avec le socialiste Jean-François Debat, maire de Bourg-en-Bresse. Ce dernier insiste sur la nature de l’accord. Ce n’est pas la gauche qui a choisi son partenaire de droite, mais un rapprochement avec celui qui a fédéré la liste de droite et avec qui elle travaille depuis cinq ans. Il parle d’un accord de gouvernance pour poursuivre le pilotage transpartisan de l’AMF, pas d’une alliance politique avec Nouvelle Énergie. Les deux hommes se disent unis autour d’une même ambition, défendre la décentralisation et renforcer les libertés locales. Philippe Laurent, lui, n’a déposé aucune liste concurrente pour ces deux scrutins.
Le verdict tombera lors du 108e Congrès des maires et des présidents d’intercommunalité, organisé comme chaque année à Paris fin novembre. Les 34 330 adhérents de l’AMF, qui représentent la quasi-totalité des communes de France, voteront par voie électronique. Trois scrutins distincts sont au programme, un pour le président, un pour le bureau de 36 membres et un pour le comité directeur de 100 membres.
À lire aussi





PolitiqueEn Ligne 4 joursQui pour succéder à Emmanuel Macron ? La bataille est déjà lancée



SociétéEn Ligne 5 joursMarionnaud face à la reprise, les salariés baissent le rideau



EuropeEn Ligne 7 joursL’AfD roule sur les mobylettes d’une famille juive persécutée pour séduire les nostalgiques de l’Est



PlanèteEn Ligne 7 joursUn pan de montagne s’est arraché au Népal et a tout balayé sur vingt kilomètres



SociétéEn Ligne 3 joursLa tour Eiffel ferme après l’effacement forcé de ses employées



PolitiqueEn Ligne 5 joursBardella jure une loyauté totale à Marine Le Pen avant la course de 2027



CultureEn Ligne 5 joursLe plus grand temple hindou d’Europe continentale ouvre près de Paris



ÉconomieEn Ligne 6 joursLa France prépare sa réponse à SpaceX depuis Vernon








