Sports
Abdelatif Benazzi rejoint la galerie des légendes du rugby mondial
Plus de trente ans après son essai refusé en demi-finale du Mondial 1995, Abdelatif Benazzi entre au Hall of Fame de World Rugby. L’ancien international…


Plus de trente ans après son essai refusé en demi-finale du Mondial 1995, Abdelatif Benazzi entre au Hall of Fame de World Rugby. L’ancien international français devient le quatorzième Tricolore à rejoindre cette galerie des légendes, aux côtés de quatre autres grandes figures du rugby mondial.
World Rugby a dévoilé les cinq personnalités qui intègrent sa galerie des légendes. Parmi elles figure un Français, Abdelatif Benazzi, accompagné de l’Américaine Jen Crawford, de l’Anglaise Sue Day, de l’Italien Diego Dominguez et de la Néo-Zélandaise Rochelle Martin. L’instance internationale compte désormais 182 membres, dont quatorze Tricolores. Benazzi succède à des noms comme Thierry Dusautoir, Fabien Pelous, Serge Blanco, Philippe Sella, Jean-Pierre Rives ou encore Pierre de Coubertin, qui fut notamment arbitre de rugby et joua un rôle décisif dans l’entrée de ce sport aux Jeux olympiques. Nathalie Amiel, Jo Maso, André Boniface, Lucien Mias, Jean Prat, Marcel Communeau et Pierre Villepreux complètent la liste des Français déjà honorés.
À 58 ans, l’ancien deuxième ou troisième ligne a profondément marqué son époque. Passé par Cahors, Agen puis les Saracens, il a porté le maillot du XV de France à 78 reprises et inscrit neuf essais. Vice-champion du monde en 1999, il reste surtout associé à une demi-finale du Mondial 1995 face à l’Afrique du Sud, disputée sous une pluie battante. Ce jour-là, son essai est refusé. Il a toujours assuré avoir bel et bien franchi la ligne.
Sa reconversion pèse tout autant dans cette distinction. Il est devenu vice-président de la Fédération française de rugby et président du Comité du Tournoi des Six Nations. En 2024, il a tenté de prendre la tête de World Rugby, sans y parvenir. Son intronisation officielle se déroulera lors du dîner du Conseil de World Rugby, à Dublin, le 17 novembre.
« Quand World Rugby m’a appelé pour m’annoncer la nouvelle, j’ai été traversé par une émotion que j’avais déjà ressentie lorsque je jouais, après un grand match ou une belle victoire avec les copains », a-t-il confié. Il raconte que la portée d’une telle nouvelle met du temps à s’installer. Appartenir à une institution internationale, aux côtés de grands noms du rugby, représente pour lui beaucoup d’honneur et de fierté, mais aussi une responsabilité supplémentaire, avec l’envie de préserver ce sport qui lui est si cher. Le président de World Rugby, Brett Robinson, a de son côté salué un homme qui continue d’être une force motrice au sein du rugby, comme il l’était sur le terrain, en tant que membre du Conseil de World Rugby et président infatigable de la Commission haute performance masculine.
Les quatre autres intronisés affichent eux aussi un parcours hors norme. Jen Crawford est considérée comme la meilleure joueuse d’Amérique du Nord et a largement contribué au titre mondial des États-Unis en 1991. Sue Day est la meilleure marqueuse d’essais de l’histoire du rugby anglais. Diego Dominguez est le meilleur réalisateur du rugby italien. Rochelle Martin, enfin, a remporté trois Coupes du monde avec les Black Ferns.
À lire aussi





Faits DiversEn Ligne 7 joursUn père tue ses deux enfants et sa belle-mère puis met fin à ses jours en Haute-Saône



PolitiqueEn Ligne 3 joursQui pour succéder à Emmanuel Macron ? La bataille est déjà lancée



SociétéEn Ligne 5 joursMarionnaud face à la reprise, les salariés baissent le rideau



EuropeEn Ligne 6 joursL’AfD roule sur les mobylettes d’une famille juive persécutée pour séduire les nostalgiques de l’Est



PlanèteEn Ligne 6 joursUn pan de montagne s’est arraché au Népal et a tout balayé sur vingt kilomètres



MondeEn Ligne 7 joursLa Thaïlande exhume des dinosaures géants encore inconnus



SociétéEn Ligne 3 joursLa tour Eiffel ferme après l’effacement forcé de ses employées



PlanèteEn Ligne 7 joursL’été le plus chaud jamais mesuré en France oblige le gouvernement à passer à la vitesse supérieure








