Société
Des bus impossibles à rater pour un danger invisible
Pour alerter sur les angles morts des transports en commun, Keolis et la Sécurité routière dégainent des affiches spectaculaires. Le message est clair, un…


Pour alerter sur les angles morts des transports en commun, Keolis et la Sécurité routière dégainent des affiches spectaculaires. Le message est clair, un bus peut ne pas vous voir, alors levez les yeux de votre téléphone.
Dans la rue, de nombreux piétons, cyclistes et automobilistes passent à côté des bus sans se rendre compte du danger. Ils marchent, pédalent ou conduisent le regard fixé sur l’écran de leur téléphone. Le conducteur, lui, ne peut pas toujours les voir à cause des angles morts. C’est pour cette raison que des affiches intitulées « Attention angles morts » ont commencé à apparaître sur les bus. Mais le message ne suffit pas à faire passer l’information.
Keolis, filiale de la SNCF, et la Sécurité routière viennent donc de lancer une campagne inédite. Leur objectif est de responsabiliser chaque usager de la voie publique plutôt que de se reposer uniquement sur la vigilance des conducteurs. Frédéric Van Heems, président du directoire de Keolis, explique que le conducteur n’est pas en tort dans plus de 90 % des accidents. Les comportements à risque se jouent souvent avant la collision, quand quelqu’un s’approche trop près ou traverse sans lever les yeux vers le trafic.
À partir de l’automne, ces affiches seront déployées sur tous les réseaux exploités par Keolis en France, notamment en Île-de-France, à Lyon, Rennes, Bordeaux ou Tours. La campagne porte un nom volontairement ironique, « Et comme ça, on a votre attention ? » Pour attirer l’œil, rien n’est laissé au hasard. Un bus y apparaît recouvert d’une fourrure rose, équipé d’un gyrophare et de néons multicolores. Un tramway se retrouve bardé de ballons de baudruche. Impossible d’ignorer ces images décalées, et c’est exactement le but recherché. Elles sont accompagnées des mots-clés #tous attentifs et #vigilance partagée.
L’opération est soutenue par Île-de-France Mobilités, l’autorité qui pilote 10 500 bus et quelque 1 900 lignes dans la région, ainsi que par sa présidente Valérie Pécresse. L’association Anateep y participe aussi en allant à la rencontre des élèves pour apprendre aux enfants à prendre le bus en toute sécurité. De leur côté, les véhicules n’ont pas attendu cette campagne pour s’équiper. Radars, caméras avant, arrière et latérales, feux flash sur le tramway T9 parisien, tout est fait pour signaler la présence d’un piéton ou d’un cycliste près du véhicule.
Pourtant, les chiffres restent préoccupants en France. Arnaud Szymkowiak, chargé de la santé et de la sécurité chez Keolis, observe une hausse de 5 % des accidents de tout type entre 2024 et 2025 dans le pays. Une tendance inverse à celle constatée sur l’ensemble des réseaux du groupe dans le monde, où les collisions diminuent. Selon lui, les nouvelles mobilités ont été adoptées plus vite que les consciences des risques associés. Un accident laisse toujours une trace durable pour les familles, pour les conducteurs et pour les passagers.
À lire aussi





PolitiqueEn Ligne 7 joursLes députés rejettent le budget 2027, Lecornu face à un casse-tête



Faits DiversEn Ligne 4 joursMimi Marchand jette l’éponge en pleine audience, Karine Le Marchand vide son sac



EuropeEn Ligne 6 joursTrump réclame un nouveau président en Ukraine et Zelensky dénonce un écran de fumée



SociétéEn Ligne 2 joursLa 2CV revient en version électrique et divise ses fidèles



SociétéEn Ligne 6 joursLa mobilisation lycéenne ne lâche rien et prépare une journée à haut risque



PolitiqueEn Ligne 6 joursÀ Gergovie, Mélenchon va chercher dans l’Histoire de quoi nourrir sa campagne



PolitiqueEn Ligne 6 joursPrimaire à gauche, cinq prétendants et un scrutin bousculé par une cyberattaque



PolitiqueEn Ligne 6 joursAttal et Mélenchon se disputent les jeunes électeurs








