Nous rejoindre sur les réseaux

Sports

Nuit blanche à l’US Open le tennis s’interroge après le combat Alcaraz-Shelton

Carlos Alcaraz et Ben Shelton ont offert un combat inoubliable qui s’est achevé au cœur de la nuit américaine. La programmation tardive relance les…

Article

le

Nuit blanche à l'US Open le tennis s'interroge après le combat Alcaraz-Shelton

Carlos Alcaraz et Ben Shelton ont offert un combat inoubliable qui s’est achevé au cœur de la nuit américaine. La programmation tardive relance les interrogations sur la santé des joueurs et l’audience du tennis.

Carlos Alcaraz et Ben Shelton ont disputé un match hors normes à l’US Open. L’image qui restera, c’est aussi celle d’un public encore nombreux alors que la nuit était déjà bien avancée. La partie s’est achevée au cœur de la nuit. En cause, une session nocturne déjà largement décalée. L’affrontement entre Frances Tiafoe et Alex Michelsen avait duré plus de quatre heures et demie. Tout le programme s’en est trouvé repoussé. Le duel des têtes d’affiche a commencé bien plus tard que prévu. Pour les téléspectateurs français, il y avait un point positif. Le dénouement était visible au petit matin. Côté organisation, en revanche, les critiques se multiplient.

Paolo Bertolucci, ancien joueur italien devenu consultant, n’a pas mâché ses mots. À ses yeux, les organisateurs tuent leur sport à petit feu et s’étonnent ensuite des forfaits pour blessure. Il refuse de bricoler les règles du jeu, par exemple en supprimant les avantages à 40-40. Pour lui, la solution se trouve du côté des horaires. Il rappelle l’exemple de Wimbledon et son couvre-feu nocturne. Les télévisions y paient pourtant le prix fort. Malgré tout, les matchs s’arrêtent à une heure raisonnable. C’est la preuve, selon lui, qu’un autre modèle est possible.

Dans le camp des joueurs, le discours est tout autre. Ben Shelton, le vainqueur du soir, a adoré cette atmosphère particulière. Il assure que le public new-yorkais, resté jusqu’au bout pour scander ‘USA’, lui a donné la force de s’imposer. Il se dit reconnaissant, comblé, et rend hommage à Carlos Alcaraz. Partager le court avec un tel champion reste, selon lui, un immense honneur. Les supporteurs fidèles, eux, étaient prêts à veiller des heures. Mais pour un public plus large, le spectacle perd de son attrait quand la nuit s’étire ainsi.

Les irréductibles du tennis resteront sans doute jusqu’au bout. Mais pour tous les autres, l’attrait d’une nuit blanche a ses limites. Les joueurs, eux, voient leur corps mis à rude épreuve. La question des horaires ne va pas disparaître d’elle-même. L’US Open devra bien trouver un équilibre, avant que la fatigue ou les blessures ne finissent par gâcher la fête.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus