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Un chef doublement étoilé du Finistère rattrapé par des accusations de harcèlement

La justice s’intéresse de près aux conditions de travail dans un restaurant gastronomique breton. D’anciens salariés décrivent une ambiance toxique sous…

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Un chef doublement étoilé du Finistère rattrapé par des accusations de harcèlement

La justice s’intéresse de près aux conditions de travail dans un restaurant gastronomique breton. D’anciens salariés décrivent une ambiance toxique sous la direction d’Olivier Bellin.

Le parquet de Quimper a décidé de saisir la justice. Une enquête est désormais ouverte contre Olivier Bellin, le chef de l’Auberge des Glazicks à Plomodiern. Ce cuisinier doublement étoilé est visé pour des violences et du harcèlement moral dans le cadre du travail. Les signalements émanant d’anciens salariés ont mis la machine judiciaire en route.

La brigade de recherches de la gendarmerie de Châteaulin a reçu la mission de faire la lumière sur ces accusations. Âgé de 55 ans, le chef connaît une solide notoriété dans le monde de la gastronomie. Il a décroché sa première étoile en 2005, puis une deuxième en 2010. Il a également reçu le Gault et Millau d’or et a intégré en 2011 le cercle fermé des Grandes tables du monde.

Fin juillet, Olivier Bellin avait annoncé la fermeture de son établissement gastronomique. Il justifiait cette décision par des difficultés à recevoir ses clients après un épisode de fortes chaleurs. Mais plusieurs anciens employés ont ensuite décrit une tout autre réalité. Leur récit fait état d’une ambiance délétère, faite d’humiliations, d’insultes et de pressions répétées. Des démissions en série auraient fini par vider les rangs du personnel.

Une ancienne employée raconte que tout devenait prétexte à se faire réprimander. Dans son témoignage, elle évoque des engueulades et un sentiment constant d’être rabaissée et dénigrée. Interrogé sur ces faits, le chef n’a pas souhaité s’exprimer. Il avait auparavant répondu brièvement en affirmant rester droit dans ses bottes, sans aborder le fond du dossier.

Cette affaire met en lumière des pratiques souvent passées sous silence dans le milieu de la restauration. Les cuisines des grands établissements fonctionnent parfois sur un modèle très hiérarchisé où la pression est considérée comme normale. Mais les langues se délient et la justice commence à regarder de plus près ce qui se passe derrière les portes des maisons étoilées.

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