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Ariane 6 empoche six nouvelles missions pour la constellation d’Amazon

La fusée européenne voit son contrat avec Amazon Leo passer à 24 vols. Une preuve de confiance qui renforce sa place face aux géants américains du spatial.

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Ariane 6 empoche six nouvelles missions pour la constellation d’Amazon

La fusée européenne voit son contrat avec Amazon Leo passer à 24 vols. Une preuve de confiance qui renforce sa place face aux géants américains du spatial.

Amazon Leo hisse la mise. Lors du sommet international de l’espace à Paris, le programme de constellation d’Amazon a annoncé six lancements supplémentaires vers la fusée lourde européenne. Arianespace peut désormais compter sur un total de 24 missions pour Ariane 6. Cette annonce intervient dans un contexte particulier puisque Blue Origin, l’autre société de Jeff Bezos, et SpaceX d’Elon Musk étaient absents du rendez-vous parisien, sur fond de rumeurs de pressions venues de la Maison Blanche.

Du côté d’Arianespace, on savoure cette marque de confiance. David Cavaillolès, président exécutif, y voit une reconnaissance des performances et de la fiabilité du lanceur européen. Amazon Leo, lui, rappelle le pari engagé dès 2022, deux ans avant la mise en service de la fusée. Un choix que Chris Weber, responsable du programme, estime aujourd’hui pleinement gagné grâce à la réussite technique d’Ariane 6.

Les chiffres donnent le tournis. La version la plus puissante du lanceur, Ariane 64, a déjà placé en orbite basse une centaine de satellites depuis Kourou en Guyane française. Le dernier vol a emporté à lui seul 36 engins, ce qui en fait la charge commerciale la plus lourde jamais envoyée dans l’espace. La constellation d’Amazon Leo compte pour l’instant un peu moins de 400 satellites, un seuil suffisant pour commencer à fournir le service. L’objectif final reste bien plus haut, avec plus de 3 200 satellites à déployer.

Arianespace ne mise pas uniquement sur les contrats massifs. Une autre annonce est venue compléter le tableau avec le groupe finlandais Iceye pour l’envoi futur de satellites d’observation terrestre. Cette société d’un millier de salariés travaille avec sept États européens dans les domaines de la défense, du renseignement, de la surveillance environnementale et de la gestion des urgences. David Cavaillolès insiste sur ce point fondamental. La complémentarité entre missions commerciales et institutionnelles permet à l’Europe de garder la main sur ses infrastructures spatiales critiques.

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