Politique
Élisabeth Borne veut un champion du centre et écarte Gabriel Attal
L’ancienne Première ministre juge qu’aucun prétendant ne porte vraiment les valeurs du centre. Pour elle, cette candidature est indispensable pour éviter…

L’ancienne Première ministre juge qu’aucun prétendant ne porte vraiment les valeurs du centre. Pour elle, cette candidature est indispensable pour éviter un duel entre le RN et LFI au second tour.
Élisabeth Borne a pris la parole dans un entretien accordé à la presse. Son constat est sans détour. Pour la prochaine élection présidentielle, aucun prétendant ne porte véritablement les valeurs du centre. Édouard Philippe se dit de droite, même s’il a compris qu’une alliance avec le centre serait utile pour gagner. Gabriel Attal, lui, s’éloigne nettement de ces valeurs et de cette vision. L’ancienne cheffe du gouvernement ne compte pas rester passive. Elle a quitté les instances de Renaissance et lancé son mouvement, Bâtissons Ensemble.
Son inquiétude est grande. Sans une candidature du centre, elle estime que le second tour risque d’opposer le Rassemblement national à La France insoumise. Le RN pourrait même l’emporter, prévient-elle. Pour l’éviter, il faut construire une offre politique crédible et rassembler une coalition à l’Assemblée nationale. Élisabeth Borne ne se présente pas comme la solution unique. Elle affirme ne pas croire à l’homme providentiel et veut que ces valeurs soient portées dans la campagne, par elle ou par d’autres.
L’ancienne Première ministre s’en prend aussi au discours de la rupture. Certains responsables ayant exercé le pouvoir ces dernières années se présentent aujourd’hui comme des candidats anti-système. Cette posture manque de crédibilité à ses yeux et elle souligne qu’elle nourrit le discours des extrêmes. Sans le nommer, elle vise Gabriel Attal. À l’inverse, elle juge indispensable d’assumer le bilan de la décennie écoulée. Elle ne se prononce pas sur une éventuelle primaire, une idée défendue par François Bayrou. Sa présence aux journées parlementaires du MoDem montre sa volonté de nouer des alliances.
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