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Marco Rubio débarque en Équateur pour une offensive musclée contre les cartels et leurs bateaux de pêche

Le chef de la diplomatie américaine est à Quito ce mercredi pour soutenir le président Daniel Noboa dans sa guerre contre les narcotrafiquants. Au menu…

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Marco Rubio débarque en Équateur pour une offensive musclée contre les cartels et leurs bateaux de pêche

Le chef de la diplomatie américaine est à Quito ce mercredi pour soutenir le président Daniel Noboa dans sa guerre contre les narcotrafiquants. Au menu des discussions, extraditions durcies, coopération militaire et manœuvres pour contenir la Chine et la Russie sur le continent.

Quito est sous tension et le pays affiche l’un des taux d’homicides les plus élevés d’Amérique du Sud, avec 51 meurtres pour 100 000 habitants l’an dernier. L’Équateur est devenu un maillon central du trafic de cocaïne qui part vers les États-Unis, l’Europe et l’Asie, une réalité que Marco Rubio est venu affronter directement. Le secrétaire d’État américain a atterri dans la capitale équatorienne après une première halte en Colombie, où il a rencontré le nouveau dirigeant conservateur Abelardo de la Espriella.

Dans une tribune publiée avant son arrivée, Marco Rubio a affiché un soutien sans faille à Daniel Noboa. Il a assuré que le président équatorien faisait face à des organisations criminelles qui se croyaient intouchables, avant de lancer que ce temps était révolu. Les discussions doivent porter sur un durcissement des règles d’extradition pour les trafiquants, des opérations militaires ciblées et des investissements de géants technologiques américains comme Google, Palantir et SpaceX. Une démonstration de force qui vient consolider les alliances avec les dirigeants de droite de la région, alignés sur la vision de Donald Trump.

Sur le terrain, les deux pays mènent déjà des opérations conjointes dans le Pacifique équatorien. Des navires militaires ont coulé six embarcations de pêche en deux semaines, la dernière mardi, au motif qu’elles servaient de logistique aux narcotrafiquants. Ces frappes, désormais intégrées à la stratégie antidrogue américaine depuis un an, ont fait plus de 200 morts selon le département de la Défense américain. Elles inquiètent sérieusement les défenseurs des droits humains. Le ministre équatorien de l’Intérieur, John Reimberg, a répondu sur les réseaux sociaux que l’opération ne visait ni les pêcheurs ni les citoyens honnêtes, mais uniquement l’infrastructure du narcotrafic. Washington a aussi classé plusieurs gangs équatoriens parmi les organisations terroristes étrangères, ce qui élargit les outils juridiques et renforce la coopération en matière de renseignement.

Cette tournée de Marco Rubio ne s’arrête pas à Quito. Jeudi, il est attendu au Pérou, où la conservatrice Keiko Fujimori tient les rênes du pays depuis juillet. Cette dernière vient d’intégrer le Bouclier des Amériques, une coalition régionale bâtie sous l’égide de Washington pour combattre le narcotrafic et la criminalité organisée. Le secrétaire d’État a salué une synchronisation des efforts pour protéger l’hémisphère des menaces transnationales. Mais la guerre contre le crime menée par Daniel Noboa n’a pas encore réussi à faire baisser la violence, et la pression diplomatique des États-Unis dans cette région stratégique ne cache pas un autre objectif celui de contrer l’influence grandissante de la Chine, de la Russie et de l’Iran sur le continent.

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