Sports
Yaya Touré repart de Paris avec une leçon de football
Le PSG a lancé sa campagne européenne par un récital face au Slovan Bratislava, corrigé 6-1 au Parc des Princes. Son entraîneur, Yaya Touré, n’a pas…


Le PSG a lancé sa campagne européenne par un récital face au Slovan Bratislava, corrigé 6-1 au Parc des Princes. Son entraîneur, Yaya Touré, n’a pas cherché d’excuse et a décrit un adversaire d’un autre niveau.
Il y a des soirs où l’on comprend très vite que le match ne se jouera pas à armes égales. Mercredi, sur la pelouse du Parc des Princes, le Paris Saint-Germain a ouvert sa phase de Ligue des champions avec autorité, en dominant le Slovan Bratislava sur le score de 6-1. Double tenant du titre, le club parisien n’a pas eu besoin de forcer son talent pour prendre les trois points face aux Slovaques. Une entrée en matière nette, sans frayeur, dans une compétition qu’il connaît désormais par cœur.
Yaya Touré, l’entraîneur de Bratislava, aurait pu se réfugier derrière la déception ou pointer du doigt l’arbitrage. Il n’a rien fait de tout cela. L’ancien milieu de terrain ivoirien, passé par la conférence de presse, a posé un regard lucide sur ce qu’il venait de vivre. Pour lui, Paris appartient à cette catégorie d’équipes qu’on affronte trop rarement pour se permettre de faire la fine bouche. « On a joué contre l’une des meilleures équipes de la Ligue des champions. Sur tous les aspects du jeu, ils sont au-dessus. J’ai vu beaucoup et j’ai appris beaucoup », a-t-il confié, avant d’aller plus loin dans l’éloge. Il a évoqué les neuf joueurs parisiens nommés au Ballon d’or, les champions du monde présents dans l’effectif, et une organisation qu’il rêverait de dupliquer telle quelle. « J’aimerais tout copier du PSG. C’est incroyable ! C’est une machine, de derrière à devant. Ils sont toujours en surnombre, ils bougent ensemble, ils te pressent. »
Dans ce collectif huilé, un homme a particulièrement tapé dans l’œil du technicien. Ousmane Dembélé, l’ailier international français de 29 ans, a signé un doublé et délivré deux passes décisives. Le genre de performance qui vous poursuit jusqu’au coup de sifflet final et bien après. Touré n’a pas caché son admiration pour un joueur capable de surgir au bon endroit sans prévenir. « C’est un super joueur. Ces joueurs-là sont toujours là au bon endroit au bon moment, que l’on ait préparé ou non le match. Je ne vais pas mettre trois joueurs sur lui », a-t-il reconnu, un brin résigné.
Reste l’essentiel, dit sans détour. Bratislava est tombé sur plus fort, et personne dans le vestiaire slovaque n’a semblé se raconter d’histoire. « Mes joueurs ont donné le meilleur d’eux-mêmes. L’écart est considérable entre nos deux équipes », a conclu Yaya Touré, en soulignant que Paris avait joué le jeu jusqu’au bout, sans jamais lever le pied. Une manière de dire que le respect, sur un terrain de football, passe aussi par l’intensité. Et que ce PSG-là, encore une fois, a tout d’un candidat sérieux à sa propre succession.
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