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Les marchés européens retiennent leur souffle avant le verdict de la BCE

Les grandes places boursières du Vieux Continent bougent à peine, suspendues à ce que va annoncer la Banque centrale européenne sur ses taux. Entre un…

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Les marchés européens retiennent leur souffle avant le verdict de la BCE

Les grandes places boursières du Vieux Continent bougent à peine, suspendues à ce que va annoncer la Banque centrale européenne sur ses taux. Entre un pétrole toujours très cher et des rendements obligataires qui s’envolent, le climat reste lourd.

Le calme avant le communiqué. En ce jour d’annonce monétaire, les principales Bourses européennes se contentent de variations minuscules, comme si les investisseurs préféraient ne pas trop s’engager avant d’y voir plus clair. À Paris, le CAC 40 grappille 0,18% pour s’établir à 8.171,97 points, après avoir lâché près de 2% la séance précédente. Londres avance d’un infime 0,01%, Francfort recule de 0,07%. L’EuroStoxx 50 et le FTSEurofirst 300 progressent eux aussi très légèrement, tout comme le Stoxx 600.

De l’autre côté de l’Atlantique, les contrats à terme laissent entrevoir une ouverture dans le vert, avec un Dow Jones attendu en hausse de 0,47%, un S&P 500 de 0,28% et un Nasdaq de 0,12%. La veille, Wall Street avait terminé dans le rouge, plombée par les tensions au Moyen-Orient et sur le marché obligataire. Car le vrai sujet reste là. Avec un baril de Brent qui se maintient fermement au-dessus des 100 dollars, les opérateurs commencent à intégrer une idée dérangeante. La flambée des rendements obligataires et des prix de l’énergie n’est plus un accident de parcours, elle devient la norme, à mesure que le conflit au Moyen-Orient s’étend.

Les regards se tournent donc vers la BCE, qui doit dévoiler sa décision de politique monétaire dans la journée, la Réserve fédérale américaine et la Banque du Japon étant attendues la semaine prochaine. Pour ces trois institutions, un relèvement des taux directeurs est anticipé, avec l’espoir de contenir une inflation alimentée en grande partie par les cours du pétrole. Une arme dont personne ne peut garantir qu’elle suffira à calmer les inquiétudes. Du côté des analystes, on estime que la BCE devrait plutôt choisir de ne rien changer jusqu’à la fin de l’année, tout en précisant que les investisseurs scruteront le ton employé par sa présidente, qui devrait réaffirmer une approche dépendante des données.

Sur les marchés, l’euro reste stable face au dollar, à 1,1637, tandis que le rendement du Bund allemand à dix ans, référence pour la zone euro, s’affiche à 3,4277% après avoir frôlé la veille son plus haut niveau depuis avril 2011. Le conflit en Iran, déclenché il y a plus de six mois et sans issue visible, pourrait peser lourd sur les élections de mi-mandat aux États-Unis. Selon des responsables américains, la guerre pourrait se prolonger jusqu’à la fin du mandat de Donald Trump. Le président américain a d’ailleurs promis un chèque de 5.000 dollars à chaque adulte américain, un dividende à son nom, si les républicains conservent la majorité au Congrès.

Côté valeurs, plusieurs entreprises se distinguent. Eutelsat gagne 0,30%, porté par un contrat signé avec la société allemande de technologies spatiales OroraTech. Eiffage monte de 0,51% après avoir remporté un contrat pour la future usine Neomat CAM. La biotech française Abivax bondit de près de 4%, une grande banque américaine ayant lancé sa couverture avec une recommandation d’achat, soulignant le potentiel de revenus de plusieurs milliards de dollars de son médicament phare, l’obefazimod. À l’inverse, Associated British Foods chute de 8,66%, le groupe s’attendant à un recul de 3% des ventes de Primark à périmètre comparable sur le trimestre clos au 12 septembre.

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