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Trappes alerte sur les mots qui précèdent les balles

Après une tuerie dans les Yvelines qui a fait un mort et cinq blessés, le maire de Trappes Ali Rabeh dénonce un acte à connotation raciste et probablement…

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Trappes alerte sur les mots qui précèdent les balles

Après une tuerie dans les Yvelines qui a fait un mort et cinq blessés, le maire de Trappes Ali Rabeh dénonce un acte à connotation raciste et probablement islamophobe. Il appelle à la concorde républicaine et met en cause des discours qui, selon lui, nourrissent le passage à l’acte.

Le maire de Trappes, Ali Rabeh, a qualifié la tuerie survenue dans les Yvelines d’« objectivement un attentat, à connotation raciste, probablement islamophobe ». Une personne est morte et cinq autres ont été blessées, dont trois grièvement. L’élu a appelé à la « désescalade » et à la « concorde républicaine », en insistant sur la responsabilité collective face à ce qui vient de se produire et face à ce qui pourrait se reproduire.

Il a évoqué une fillette de 12 ans entre la vie et la mort. « Son crime, c’est probablement d’être racisée », a-t-il lancé, en soulignant qu’elle avait été visée par des armes automatiques. Il a aussi indiqué que la personne décédée était d’origine africaine et qu’une personne en urgence absolue était d’origine maghrébine. Selon lui, il s’agit probablement de « l’un des premiers, une première tentative de crimes de masse à connotation islamophobe et raciste ».

Le maire de Générations a salué « le courage des forces de l’ordre » qui ont arrêté le tireur présumé dans son périple. Il a rappelé que les personnes visées auraient pu être « ma mère, mes frères, mes belles-sœurs ». Trappes, ville populaire des Yvelines d’environ 35 000 habitants, se retrouve ainsi confrontée à un acte qui touche directement ses habitants et dépasse le seul cadre local.

Ali Rabeh a dénoncé des discours « criminels » qui « arment idéologiquement ceux qui sont capables de passer à l’acte ». Il a ciblé les responsables politiques, ministres, candidats à la présidentielle ou députés, qui présentent tous les maux de la société comme la responsabilité des « arabos-musulmans ». Il a aussi visé des hommes politiques condamnés à de nombreuses reprises qui continuent selon lui à sévir librement, et estimé que « tous ces discours font des morts ». Il a plaidé pour que ces paroles soient condamnées comme criminelles et pour la « concorde civile » dans un grand pays comme le nôtre.

Le parquet national antiterroriste a ouvert une enquête pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance que les faits ont été commis à raison de l’appartenance vraie ou supposée à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée ».

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