Politique
Hollande recadre le débat sur les violences et refuse de tout imputer à LFI
François Hollande refuse de faire de La France insoumise le seul responsable des violences qui ont marqué les mobilisations. Il lui reproche de ne pas…

François Hollande refuse de faire de La France insoumise le seul responsable des violences qui ont marqué les mobilisations. Il lui reproche de ne pas condamner clairement les dégâts, tout en pointant un gouvernement faible et un président absent.
L’ancien président socialiste appelle à ne pas « faire une fixation » sur le rôle de La France insoumise dans les manifestations. Pour lui, ce qui s’est produit ne se résume pas à un parti ou à un personnage qui aurait mis de l’huile sur le feu et organisé la manifestation. Il pointe des violences, des pillages, du vandalisme et des attaques contre des bâtiments publics. Il reproche toutefois à LFI de ne pas dénoncer clairement la violence ou de mettre sur le même plan la violence des émeutiers et celle de la police.
Le gouvernement, lui, cible l’ultragauche et LFI, accusées d’avoir poussé au désordre en marge des mobilisations. François Hollande met en garde contre ce réflexe. Selon lui, il ne faut pas se focaliser sur LFI au point de ne plus voir ce qui se passe dans le pays. « Il n’y a jamais un manipulateur, il n’y a jamais un organisateur », insiste-t-il. Il préfère appeler à répondre à la crise sociale avec les lycéens plutôt qu’à chercher la responsabilité de tel ou tel.
L’ancien chef de l’État décrit aussi une « crise d’autorité ». Il juge le gouvernement faible et le président de la République absent. Il reproche au gouvernement un manque d’expérience face aux grandes manifestations. Son propre mandat avait été marqué par une forte mobilisation contre la loi Travail.
François Hollande ne cache pas ses ambitions présidentielles. Il estime que la campagne ne commencera vraiment qu’une fois la crise terminée. Il avait aussi évoqué un « moment de vérité ». Interrogé sur son soutien à Raphaël Glucksmann, vainqueur de la primaire de la gauche à laquelle il n’a pas souhaité participer, il répond souhaiter « la victoire d’un candidat, en l’occurrence socialiste et social-démocrate à l’élection présidentielle ».
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H
22 octobre 2026 at 8 h 20 min
Loi travail, dure répression et nassage des manifestantes et manifestants de cortèges pacifiques.
Quant à Jean Luc Mélenchon, ses dernières paroles dans le « moment politique » sont un appel long et argumenté contre la non violence.