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Stellantis et Bolt misent sur des véhicules sans chauffeur en Île-de-France

Un programme de conduite autonome doit voir le jour en 2028 dans la capitale, porté par le constructeur Stellantis, la plateforme de VTC Bolt et la région…

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Stellantis et Bolt misent sur des véhicules sans chauffeur en Île-de-France

Un programme de conduite autonome doit voir le jour en 2028 dans la capitale, porté par le constructeur Stellantis, la plateforme de VTC Bolt et la région Île-de-France. L’ambition affichée est une exploitation commerciale à l’échelle francilienne d’ici 2030.

Le constructeur franco-italo-américain, l’entreprise estonienne de VTC et la région ont présenté leur projet commun. Les voitures utilisées sortiront des usines Stellantis. Le dispositif prend la forme d’un programme pilote rattaché à l’initiative ADACities de la Commission européenne, un cadre qui doit permettre de tester grandeur nature la conduite autonome sur le territoire.

La première phase se concentrera sur cinq communes du nord-ouest de la région parisienne. Son but n’est pas seulement technique. Il s’agit aussi de repérer les lacunes des services de transport déjà en circulation, pour mieux préparer une éventuelle activité commerciale en Île-de-France à l’horizon 2030. Patrick Ollier, président de la Métropole du Grand Paris, estime que cette expérimentation doit servir à éclairer la décision publique et à définir les conditions d’un déploiement de plus grande ampleur. Autrement dit, les résultats du test serviront de boussole aux élus avant d’aller plus loin.

Reste la question des technologies embarquées. Le groupe chinois Pony.ai, spécialisé dans la conduite autonome, apparaît comme un fournisseur potentiel. Les deux partenaires du projet ne partent pas de zéro. Ils avaient annoncé en décembre 2025 un accord pour développer et déployer ensemble des véhicules autonomes de niveau 4, c’est-à-dire capables de rouler sans conducteur, dans le cadre de leurs activités commerciales en Europe.

Pour les usagers du nord-ouest francilien, les premiers essais donneront surtout la mesure du chemin à parcourir. Les véhicules devront s’insérer dans la circulation existante, composer avec les autres modes de transport et convaincre les pouvoirs publics. La décision d’une généralisation dépendra de ce que montrera cette période d’observation, prévue sur plusieurs années.

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