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Worldline retrouve la croissance et s’installe en tête du SBF 120

Le spécialiste français des moyens de paiement a renoué avec la croissance au troisième trimestre, une première depuis quatre trimestres. Les…

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Worldline retrouve la croissance et s'installe en tête du SBF 120

Le spécialiste français des moyens de paiement a renoué avec la croissance au troisième trimestre, une première depuis quatre trimestres. Les investisseurs saluent le signal et propulsent le titre en tête de l’indice parisien.

Mercredi matin à Paris, l’action Worldline a pris 13,62% pour atteindre 11,67 euros, ce qui en fait la meilleure performance du SBF 120, lui-même quasi stable sur la même plage horaire. Ce bond fait suite à la publication, la veille, de résultats trimestriels qui dépassent les prévisions du marché. Le groupe a enregistré 946 millions d’euros de chiffre d’affaires entre juillet et septembre, soit une progression organique de 2,5%. Les analystes attendaient 925 millions d’euros, selon le consensus compilé par l’entreprise.

Le chiffre marque surtout une rupture. Après quatre trimestres de recul ou de stagnation, Worldline repasse dans le vert. Une inversion de tendance que les courtiers scrutent de près, car elle conditionne la crédibilité du redressement engagé par le groupe.

Chez JP Morgan, on reconnaît un trimestre solide, supérieur aux attentes même en écartant les éléments exceptionnels, et on souligne que les objectifs annuels ont été confirmés. La prudence reste néanmoins de mise. La note évoque des départs de clients attendus jusqu’en 2027, une composition d’activité peu favorable et les premiers signes d’un ralentissement de la consommation sur le dernier trimestre de l’année.

Jefferies se montre plus optimiste. Le courtier met en avant la stabilisation du revenu net-net des services aux commerçants, après huit trimestres de baisse, des économies réalisées plus vite que prévu et une dynamique commerciale qui s’améliore dans les services financiers. Jefferies admet que des éléments ponctuels et le report du départ d’un grand client ont soutenu le trimestre, mais juge les objectifs fixés pour 2026 à portée de main. Le courtier anticipe un retour à un flux de trésorerie disponible positif en 2027 et maintient sa recommandation à l’achat, avec un objectif de cours de 17,20 euros.

Pour les actionnaires, la question reste donc entière. Le rebond commercial est là, les économies avancent, mais la trajectoire dépendra de la capacité du groupe à retenir ses clients et à transformer ce trimestre isolé en série durable.

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