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Un paquebot laisse ses résidents à quai au Cambodge après un périple déjà chahuté

Près de 200 personnes qui avaient choisi de vivre sur un paquebot ont dû faire leurs valises en sept heures lors d’une escale au Cambodge. Le navire, déjà…

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Un paquebot laisse ses résidents à quai au Cambodge après un périple déjà chahuté

Près de 200 personnes qui avaient choisi de vivre sur un paquebot ont dû faire leurs valises en sept heures lors d’une escale au Cambodge. Le navire, déjà marqué par des retards et des coûts de carburant fortement augmentés, les laisse chercher un toit.

Le paquebot Odyssey, long de presque 200 mètres, avait quitté l’Irlande du Nord avec une promesse simple. Des clients pouvaient acheter ou louer une cabine pour des vacances, ou pour y installer leur vie. Certains avaient même vendu tout ce qu’ils possédaient pour financer ce projet. À l’escale de Sihanoukville, au Cambodge, l’aventure s’est arrêtée net. Les passagers ont disposé de sept heures pour boucler leurs bagages et descendre du navire.

Le bateau battait pavillon des Bahamas. Il est arrivé de Thaïlande avec 203 passagers et 156 membres d’équipage, et devait ensuite rejoindre le Vietnam. Une partie des voyageurs a pris des vols pour partir. D’autres sont restés en ville. Le navire, lui, devait encore faire le plein avant de reprendre la mer. Un passager qui tient un blog sur les croisières a raconté une « cascade de problèmes ». Le départ de Belfast avait été repoussé de quatre mois. Le paquebot n’a jamais atteint sa capacité maximale de 650 résidents et plafonnait autour de 350.

L’exploitant américain Villa Vie Residences a annoncé suspendre ses activités au Cambodge. Il évoque des hausses exceptionnelles du carburant liées à la guerre en Iran. Le budget mensuel par cabine est passé d’une moyenne de 1 800 dollars à un montant estimé entre 6 000 et 8 000 dollars dans certaines régions d’Asie. L’entreprise affirme ne pas pouvoir répercuter de telles sommes sur les résidents. Le déficit qui en découle rendrait son modèle économique intenable.

La société dit travailler avec les résidents pour organiser leur débarquement et leur trouver des hébergements temporaires. Pour les personnes concernées, la question la plus urgente n’est pas le confort d’une croisière mais le lendemain. Il faut retrouver un logement, gérer des vols imprévus et décider quoi faire d’un projet de vie qui reposait sur un bateau. Le navire devait repartir après son avitaillement, laissant à quai des passagers qui avaient misé sur un quotidien en mer.

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