Monde
Trump remet ses meetings en route pour tenter de limiter la casse aux midterms
Après avoir annulé des déplacements, Donald Trump repart en campagne en Iowa et au Kansas, deux terres conservatrices où les républicains sont plus…

Mis à jour le 30 octobre à 20h30
Après avoir annulé des déplacements, Donald Trump repart en campagne en Iowa et au Kansas, deux terres conservatrices où les républicains sont plus fragiles que prévu. L’objectif affiché consiste à mobiliser ses partisans et à couper court aux questions sur son énergie.
Donald Trump avait prévu de rester à distance de certains territoires, puis il a changé d’avis. Le voilà de nouveau attendu en Iowa et au Kansas, deux zones où son camp espérait éviter une bataille trop visible. Un meeting en Floride était déjà maintenu de longue date. La campagne a finalement remis les rassemblements physiques au programme, alors que l’entourage républicain avait d’abord défendu l’idée que des interventions en ligne suffiraient. À 80 ans, le président américain a aussi tenu à répondre aux questions sur sa forme. Interrogé sur sa fatigue de sillonner le pays, il a assuré se sentir « parfaitement bien », avant de s’en prendre au physique du journaliste, des propos relayés par l’équipe de communication de la Maison Blanche sur les réseaux sociaux.
Derrière ces déplacements, il y a un enjeu électoral très concret. Les démocrates espèrent prendre aux républicains le contrôle de la Chambre des représentants, voire du Sénat, les deux chambres du Congrès. Ils visent aussi des postes de gouverneurs. Les premiers signaux vont dans leur sens. Un nombre record de 47,9 millions d’Américains avaient déjà voté en avance à la mi-journée, avec une participation particulièrement forte dans les États disputés. Dans les décomptes, les adhérents démocrates dépassent en nombre les républicains. Au Kansas, qui n’a pas élu de sénateur démocrate depuis 1932, le candidat républicain est en difficulté. En Iowa, c’est une élection à la Chambre qui s’annonce compliquée pour le parti de Donald Trump. Ces deux États avaient largement voté pour lui à la présidentielle de 2024, et il parie encore sur son pouvoir personnel de mobilisation.
Le pari n’est pas sans risque. Sa popularité est au plancher, les Américains le tenant responsable du coût élevé de la vie et lui reprochant d’avoir lancé la guerre en Iran. Lui assure que l’économie ne s’est jamais mieux portée et déploie dans ses discours une rhétorique identitaire virulente. Donald Trump, qui n’a jamais reconnu sa défaite à la présidentielle de 2020, accuse déjà ses opposants de tricherie. En cas de défaite républicaine, il pourrait être visé par des enquêtes à la Chambre, voire perdre son pouvoir de nomination si le Sénat changeait aussi de camp. Il conserverait toutefois une grande marge de manœuvre en matière diplomatique et militaire. Des informations évoquent déjà une reprise des frappes contre l’Iran après le scrutin.
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