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À Erevan, la COP17 joue son dernier jour sans accord ficelé

Les pays réunis en Arménie doivent encore s’entendre sur les financements, les subventions nocives et le suivi des engagements pris en 2022. Avant la…

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À Erevan, la COP17 joue son dernier jour sans accord ficelé

Les pays réunis en Arménie doivent encore s’entendre sur les financements, les subventions nocives et le suivi des engagements pris en 2022. Avant la clôture, plusieurs blocages restent entiers.

La COP17 sur la biodiversité arrive à son dernier jour à Erevan avec un objectif simple en apparence, arracher un compromis entre près de 200 pays. Les points de friction restent nombreux. Les délégations ne sont toujours pas d’accord sur les subventions qui soutiennent des activités néfastes pour la nature, sur la façon de financer la préservation à l’échelle mondiale, ni sur la hausse de la contribution des entreprises à un fonds des Nations unies pour la conservation, aujourd’hui très faiblement doté. Des organisations de défense de l’environnement jugent que les discussions n’ont pas encore produit de priorités assez concrètes.

Le bilan mondial des progrès accomplis demeure lui aussi en suspens, alors qu’il était attendu avant la fin du sommet. Il s’appuie sur l’accord de Kunming-Montréal de 2022, présenté comme l’équivalent de l’accord de Paris pour le climat. Ce cadre fixe 23 objectifs à tenir d’ici 2030, notamment protéger 30 % des terres et des océans, lutter contre la pollution et les espèces envahissantes, et restaurer des écosystèmes dégradés. Une évaluation menée avant la conférence a déjà estimé que les efforts étaient insuffisants pour atteindre ces buts à la fin de la décennie. Le bilan actualisé doit justement remettre les États sur la bonne trajectoire avec des propositions concrètes.

Le financement reste le dossier le plus tendu. Les finances publiques sont sous pression et les pays cherchent de nouvelles sources pour soutenir la protection de la nature. L’Union européenne plaide depuis plusieurs jours pour que les grandes économies émergentes, comme la Chine, paient davantage. Les échanges ont peu avancé, même si Pékin a affiché une attitude un peu plus constructive. Le mécanisme dit Fonds Cali, destiné à partager les bénéfices tirés de l’exploitation des données génétiques issues de plantes et d’autres organismes, avance lui aussi difficilement. Le sommet de 2024 en Colombie s’était terminé sans accord sur le financement de la conservation, avant une reprise des négociations à Rome début 2025 qui avait finalement abouti.

Les délégations devront encore trancher sur le lieu du prochain sommet, en 2028, avec le Panama et l’Équateur en lice. La responsable de la biodiversité à l’ONU a appelé les pays à faire preuve d’audace et d’innovation pour trouver un terrain d’entente, et à garder la persévérance nécessaire jusqu’au bout. Pour les gouvernements, les entreprises et les communautés qui dépendent des écosystèmes, les décisions prises à Erevan peuvent peser bien au-delà de la salle de négociation. Il reste peu de temps pour transformer les intentions en règles communes.

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