Politique
70 000 agents mobilisés pour encadrer des manifestations à haut risque
Le ministre de l’Intérieur annonce un dispositif de 70 000 membres des forces de l’ordre pour la journée de mobilisation à venir. Les défilés devront se…

Le ministre de l’Intérieur annonce un dispositif de 70 000 membres des forces de l’ordre pour la journée de mobilisation à venir. Les défilés devront se tenir en périphérie des centres-villes et les organisateurs devront présenter des garanties.
Le gouvernement ne cache pas son inquiétude. Le ministre de l’Intérieur évoque un risque très élevé de trouble à l’ordre public et annonce le déploiement de 70 000 policiers et gendarmes, un niveau identique à celui de la précédente journée de mobilisation. Les manifestations ne se tiendront pas dans les centres-villes. Elles ne pourront se dérouler qu’à la périphérie et seulement si les organisations ont présenté des garanties.
Le ministre s’attend à une mobilisation aussi forte que la précédente. Il décrit une journée atypique, avec des groupes à risque d’ultragauche et d’extrême gauche radicalisée, mais aussi des messages sur les réseaux sociaux qui invitent clairement à commettre des troubles graves en marge de la nuit d’Halloween. La réponse annoncée se veut ferme et réactive. Aucun débordement ne sera toléré et les interventions seront systématiques. La BRI, le RAID et le GIGN seront à nouveau mobilisés, avec 26 blindés Centaure et l’ensemble des engins lanceurs d’eau.
Le port d’un déguisement ne change pas les règles. Depuis une loi de 2019, se dissimuler le visage dans une manifestation où des troubles sont commis, ou lorsqu’il y a de bonnes raisons de penser qu’ils vont l’être, constitue un délit. Le ministre rappelle ainsi que le contexte d’Halloween n’offre aucune tolérance supplémentaire.
Lors de la précédente journée, les autorités ont compté 410 000 manifestants dans toute la France, dont 110 000 à Paris. La CGT a avancé 800 000 personnes dans le pays. Cette mobilisation n’avait pas connu d’incident majeur, après les violences et les pillages qui avaient accompagné une première journée contre la vie chère et en soutien à la contestation lycéenne et étudiante. Le ministre répond aux critiques des syndicats lycéens et étudiants, qui l’accusent de vouloir entraver les manifestations. Il défend un équilibre entre la liberté de manifester et la sécurité des citoyens. À ses yeux, les rassemblements ne sont pas interdits, sinon ils le seraient purement et simplement.
La question des groupes d’ultradroite est aussi posée. Des groupuscules constitués lors de la précédente mobilisation pour aller, entre guillemets, protéger les commerçants ont été formés en groupes de combat. Cette constitution suffit à engager des poursuites judiciaires, indique le ministre. Il rappelle que l’ordre public est assuré par la police et la gendarmerie sous l’autorité des préfets.
À lire aussi

PolitiqueEn Ligne 6 joursMarine Le Pen veut transformer son congrès d’Orléans en rampe de lancement
PolitiqueEn Ligne 3 joursMélenchon veut changer le patron de Bpifrance et faire gonfler l’épargne des Français
PolitiqueEn Ligne 5 joursMélenchon ne veut aucun pardon après l’attentat des Yvelines
MondeEn Ligne 4 joursMbappé perd deux partenariats chinois après une vidéo sur Mao
Faits DiversEn Ligne 6 joursTrappes, la garde à vue du suspect levée après un examen psychiatrique
Faits DiversEn Ligne 5 joursÀ Trappes, un homme tué pour sa couleur de peau et un ministre qui parle d’attentat
SociétéEn Ligne 5 joursLa jeunesse obtient des pistes mais garde la pression
PolitiqueEn Ligne 7 joursBardella rempile et met le cap sur Matignon
















