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Le cyclone Arnab s’abat sur l’Inde du Sud après l’évacuation de 100 000 habitants

Des rafales jusqu’à 140 km/h ont balayé mercredi matin les côtes de l’Andhra Pradesh, sans qu’aucun décès ne soit signalé. Près de 100 000 riverains…

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Le cyclone Arnab s'abat sur l'Inde du Sud après l'évacuation de 100 000 habitants

Des rafales jusqu’à 140 km/h ont balayé mercredi matin les côtes de l’Andhra Pradesh, sans qu’aucun décès ne soit signalé. Près de 100 000 riverains avaient quitté la veille les zones littorales, et l’alerte s’étend désormais jusqu’aux montagnes du Népal.

Le cyclone Arnab a atteint mercredi matin le sud-est de l’Inde. Son centre se situait sur l’extrême-sud de l’Andhra Pradesh, avec des bourrasques montées jusqu’à 140 km/h au dernier pointage de la nuit. L’océan a pilonné le littoral pendant des heures, projetant des vagues puissantes contre les plages et les villages de pêcheurs. En début de matinée, le cabinet du chef de l’exécutif de l’État n’avait reçu aucun signalement de victime. Il a salué le travail de ses équipes, sur le pont toute la nuit.

Près de 100 000 personnes vivant au bord de l’océan Indien avaient été mises à l’abri dès mardi, côté Andhra Pradesh et dans l’Odisha voisin. À Kakinada, un commerçant de 43 ans prénommé Hussein souffle un peu. « Dieu merci, il n’y a pas trop de dégâts à cette heure », témoigne-t-il. La mer reste forte, plusieurs arbres sont tombés, quelques cabanes et palissades ont souffert. Un autre habitant, Sadiq, 40 ans, décrit un réseau routier noyé sous les eaux. Un ami lui a raconté que l’eau est arrivée tout près de chez lui, l’obligeant à se réfugier dans un temple situé plus haut.

Les services météorologiques indiens redoutent le pire pour les maisons aux toits de chaume, qu’un tel phénomène peut réduire à néant. Ils annoncent aussi des inondations par endroits, la chute de poteaux électriques et de relais de télécommunication, ainsi que des pertes lourdes dans les cultures. Aucune évaluation des dégâts n’avait encore été diffusée.

Le golfe du Bengale et le nord de l’océan Indien vivent depuis toujours sous la menace des cyclones. Cette année, la saison frappe plus fort, portée par un El Niño particulièrement puissant. Pour les scientifiques, le réchauffement de la planète accentue la violence et la fréquence de ces épisodes. L’armée a été déployée dans le sud de l’Inde. Au Sri Lanka voisin, les écoles sont restées fermées mardi et l’alerte aux pluies diluviennes reste active, avec des risques de crues et de glissements de terrain.

Plus au nord, l’autorité népalaise en charge des catastrophes a lancé son propre avertissement mardi. Arnab doit poursuivre sa course vers l’intérieur des terres en direction de l’Himalaya, sans doute dans la nuit de jeudi à vendredi. Fortes précipitations, neige abondante, tempêtes de neige et avalanches figurent parmi les risques élevés annoncés. Les touristes sont invités à éviter les déplacements en haute montagne et à rester dans des lieux sûrs s’ils s’y trouvent déjà. Le pays se remet à peine de la crue du 26 août, provoquée par l’effondrement d’un glacier et d’un pan de montagne, qui a fait plus de 1 400 morts et 5 000 disparus.

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