Économie
Quand le prêt-à-porter français encaisse, les géants étrangers ouvrent grand
Covid, guerre en Ukraine, plateformes asiatiques, violences urbaines, les coups durs se sont empilés sur le commerce de mode français. Pourtant, les…

Covid, guerre en Ukraine, plateformes asiatiques, violences urbaines, les coups durs se sont empilés sur le commerce de mode français. Pourtant, les enseignes étrangères continuent d’y inaugurer de vastes magasins, comme si les clients étaient toujours au rendez-vous.
Les temps sont durs pour l’habillement hexagonal. Les crises se sont succédé ces dernières années, du Covid à la guerre en Ukraine, sans oublier la montée en puissance des plateformes asiatiques et, plus récemment, les violences urbaines. Un enchaînement qui a fragilisé bon nombre de commerces. Sauf que la consommation n’a pas disparu pour autant. Les acheteurs poussent toujours les portes des boutiques, et certaines marques savent en profiter.
Mango en donne la mesure. Fin octobre, l’espagnol a rouvert son magasin des Halles, à Paris, après rénovation, sur plus de 700 m². La France est ni plus ni moins son premier marché, avec plus de 250 points de vente et plus de 100.000 m² de surface commerciale. Et la marque ne compte pas s’arrêter là. Lors du dernier sommet Choose France, elle a dévoilé son intention d’investir 66 millions d’euros et d’ouvrir 45 nouveaux magasins entre 2026 et 2028.
L’irlandais Primark avance lui aussi ses pions. Trois ouvertures sont programmées en 2026, à Annecy, Mont-Saint-Martin et Béziers. Près de 30 millions d’euros sont engagés, pour 6.650 m² de surface de vente supplémentaires. Des formats XXL qui parient sur le volume et les prix serrés pour faire venir du monde.
Uniqlo complète le tableau. La filiale du japonais Fast Retailing a annoncé deux implantations pour le printemps 2027. La première, de 850 m², doit voir le jour dans le centre de Tours. La seconde, de 1.400 m², s’installera rue Sainte-Catherine, à Bordeaux, et remplacera un magasin plus petit. Avec ces deux adresses, l’enseigne comptera 32 points de vente sur le territoire national. Côté emploi, 40 personnes seront recrutées à Tours, et l’équipe bordelaise atteindra 100 salariés, dont 30 nouvelles recrues.
Derrière ces annonces, il y a des embauches, des mètres carrés à remplir et une concurrence qui se durcit pour les acteurs tricolores. Les grandes artères commerçantes gardent leur attractivité, et les enseignes étrangères y voient une fenêtre ouverte. Les marques locales, elles, doivent composer avec un contexte bien plus lourd. La bataille de la mode se joue désormais aussi dans la rue, pas seulement sur les écrans.
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