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Le piratage du fisc rattrape un deuxième suspect de 16 ans

Un deuxième suspect dans l’enquête sur le piratage du fisc a été mis en examen à Paris. Âgé de 16 ans, il aurait agi sous le pseudonyme Casquette au sein…

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Le piratage du fisc rattrape un deuxième suspect de 16 ans

Un deuxième suspect dans l’enquête sur le piratage du fisc a été mis en examen à Paris. Âgé de 16 ans, il aurait agi sous le pseudonyme Casquette au sein du groupe ZeroBytes.

Le parquet de Paris a annoncé la mise en examen d’un adolescent de 16 ans dans le dossier du piratage du fisc. Au moment des faits, ce mineur n’avait que 15 ans. Il a été placé sous contrôle judiciaire. Son pseudonyme présumé dans l’affaire est Casquette.

Les chefs retenus contre lui sont l’extraction frauduleuse de données contenues dans un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l’Etat, en bande organisée. S’y ajoute l’accès et le maintien frauduleux dans ce même système. Les enquêteurs le soupçonnent d’appartenir à ZeroBytes. Ce groupe se présente comme un duo et a revendiqué à la mi-août le piratage du fisc, survenu fin juin et fin juillet.

Un homme de 18 ans avait déjà été mis en examen début septembre. Il est soupçonné d’être lui aussi membre de ZeroBytes et d’avoir participé aux attaques contre le fisc. Son pseudonyme est ChatNoir. Il a été placé en détention provisoire.

Un autre suspect avait été interpellé puis placé en garde à vue avant d’être libéré. Les enquêteurs devaient exploiter son matériel informatique. Sa garde à vue était liée à un dossier de piratage plus ancien autour du groupe Epsilon, qui serait l’ancêtre de ZeroBytes.

Le piratage du fisc a entraîné le vol de données, dont certaines sensibles, concernant au moins 678 000 particuliers et professionnels. Ces informations relèvent de la direction générale des finances publiques. Le parquet de Paris a ouvert une enquête dès réception des premières plaintes, le 31 juillet, avant même la revendication de l’attaque. L’Office anti-cybercriminalité mène les investigations.

Parmi les victimes citées par le parquet de Paris figurent les services de l’Éducation nationale, avec l’Académie de Créteil et l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger, France Travail, la Fédération française de handball, le distributeur Intermarché et le groupe de télécoms SFR.

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