Monde
Obama repart en campagne pour réveiller les démocrates
Barack Obama multiplie les meetings pour soutenir les candidats démocrates avant des élections de mi-mandat décisives. Son énergie, son humour et sa…

Barack Obama multiplie les meetings pour soutenir les candidats démocrates avant des élections de mi-mandat décisives. Son énergie, son humour et sa popularité peuvent-ils encore peser face à Donald Trump et remobiliser un camp en quête de figure forte
Barack Obama a repris le chemin des meetings avec une série de trois rassemblements. En Géorgie, il est venu soutenir le sénateur sortant Jon Ossoff, dans une banlieue d’Atlanta. L’ancien président a évoqué des temps troublés et des responsables davantage occupés à se donner en spectacle ou à rabaisser les autres qu’à élever le pays. Un ton offensif, mais toujours teinté d’humour, qui vise l’administration républicaine et Donald Trump.
Jon Ossoff, chemise aux manches retroussées à la manière de son aîné, a lui aussi attaqué la politique de Donald Trump. Les partisans ont repris le célèbre « Yes we can », slogan devenu culte de la campagne Obama. Dans la salle, l’enthousiasme est palpable. Jennifer Lee, étudiante de 21 ans, voit dans l’ancien président une énergie que personne d’autre ne possède. Elle est convaincue qu’il peut encourager les gens à voter et faire la différence. Luc Brearley, enseignant de 32 ans, se montre plus prudent. Il pense qu’Obama peut aider dans les grandes villes comme Atlanta ou Philadelphie, mais doute qu’un discours change la donne dans les circonscriptions très serrées.
Lors d’étapes précédentes dans le Michigan et l’Ohio, Barack Obama avait déjà étrillé le président républicain et son équipe, avec des discours mordants et drôles. Dans le Michigan, où la bataille s’annonce rude, il a appelé les électeurs à se mobiliser massivement, y compris par anticipation. Il est aussi monté sur scène avec Abdul El-Sayed, candidat au siège de sénateur du Michigan. L’ancien président de 65 ans a tourné en ridicule le ministre de la Défense Pete Hegseth et moqué les travaux de Donald Trump à la Maison Blanche, déclenchant des rires.
Pour plusieurs spécialistes de la vie politique américaine, Obama offre aux démocrates une voix capable de porter leur message lors de ces élections de mi-mandat. Sa capacité à galvaniser les foules et son sens de l’humour, qu’il n’hésite pas à retourner contre Trump, en font une figure très appréciée, au sein du camp démocrate comme au-delà. Aux yeux de certains électeurs, il incarne une source d’optimisme. Il rappelle que même dans les périodes sombres, une personnalité marquante peut émerger. Le parti cherche encore un leader capable de porter ses couleurs à la prochaine présidentielle, et Obama comble ce vide pour l’instant.
Ses sorties tranchent avec la discrétion relative qu’il avait observée au début du second mandat de Donald Trump. La coutume veut que les anciens présidents restent en retrait et évitent de corriger ou critiquer le locataire de la Maison Blanche. Mais cette tradition se fissure, la politique américaine ayant été profondément bousculée par Trump. Le couple Obama avait d’ailleurs soutenu Kamala Harris dans la dernière ligne droite de la présidentielle. Et Barack Obama a inauguré son musée présidentiel à Chicago, avec tous les anciens présidents encore vivants invités, sauf Donald Trump.
À lire aussi

Faits DiversEn Ligne 6 joursTrappes alerte sur les mots qui précèdent les balles
PolitiqueEn Ligne 5 joursMarine Le Pen veut transformer son congrès d’Orléans en rampe de lancement
PolitiqueEn Ligne 6 joursDarmanin veut que les patrons sachent ce que font leurs salariés pendant les violences
ÉconomieEn Ligne 6 joursMoody’s maintient la note de la France en Aa3 et offre un répit à l’exécutif
PlanèteEn Ligne 6 joursLa sécheresse vide les paniers de champignons
SociétéEn Ligne 6 jours70 000 policiers et gendarmes face à un samedi de manifestations à hauts risques
PolitiqueEn Ligne 1 jourMélenchon veut changer le patron de Bpifrance et faire gonfler l’épargne des Français
ÉconomieEn Ligne 7 joursLa France emprunte désormais plus cher que les États-Unis
















