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Au Louvre, la grève s’achève sur cent embauches et un accord

La direction du Louvre et l’intersyndicale CGT-CFDT-SUD ont signé jeudi un protocole d’accord, refermant l’un des conflits sociaux les plus longs du…

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Au Louvre, la grève s'achève sur cent embauches et un accord

La direction du Louvre et l’intersyndicale CGT-CFDT-SUD ont signé jeudi un protocole d’accord, refermant l’un des conflits sociaux les plus longs du musée. Cent agents seront recrutés d’ici 2028 et un groupe de travail est créé sur la charge de travail.

Le préavis de grève avait été déposé en décembre 2025 par les trois organisations syndicales. Elles demandaient de meilleures conditions de travail, des recrutements et un engagement clair sur les travaux de préservation du bâtiment. Depuis, le mouvement a provoqué huit jours de perturbation, dont quatre fermetures complètes et quatre ouvertures partielles.

Le texte paraphé jeudi prévoit l’arrivée d’une centaine d’agents d’ici à 2028. Il comporte aussi des mesures sur la rémunération des personnels de catégorie C rattachés à la filière accueil, surveillance et magasinage. Un groupe de travail doit par ailleurs se pencher sur la charge de travail des équipes. Côté direction, on parle d’une « étape positive pour le Louvre ».

Pour Christian Galani, de la CGT, le renfort des effectifs a une portée très concrète. « Plus nous serons nombreux à exercer nos missions de surveillance, et plus nous dissuaderons des malfaiteurs de s’en prendre à notre établissement », souligne-t-il. Le syndicaliste renvoie au vol spectaculaire du 19 octobre 2025, quand huit joyaux de la Couronne estimés à 88 millions d’euros avaient été dérobés.

La crise a laissé des traces au sommet. Elle avait précipité le départ de la présidente Laurence des Cars, remplacée le 25 février par une personnalité jusque-là à la tête du château de Versailles. Le musée fonctionne avec un budget de 330 millions d’euros, dont près d’une centaine apportés par l’État. Le mécénat, lui, pèse de plus en plus lourd, avec « une influence qui va avec », regrette l’intersyndicale.

Reste le dossier qui fâche. L’État et la direction accélèrent sur le chantier de modernisation lancé en janvier 2025 par Emmanuel Macron et baptisé « Louvre – Nouvelle Renaissance ». Un projet d’au moins un milliard d’euros, avec une nouvelle entrée et une salle dédiée à la Joconde. Les syndicats n’y adhèrent pas. Ils le jugent secondaire par rapport aux besoins du quotidien et redoutent « une hausse intenable de la fréquentation ».

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