Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

La BCE garde ses taux stables et laisse décembre en suspens

La Banque centrale européenne a choisi de ne pas toucher à ses taux, tout en laissant ouverte la possibilité d’un nouveau tour de vis en décembre. Elle…

Article

le

La BCE garde ses taux stables et laisse décembre en suspens

La Banque centrale européenne a choisi de ne pas toucher à ses taux, tout en laissant ouverte la possibilité d’un nouveau tour de vis en décembre. Elle veut d’abord mesurer les effets de la hausse des coûts de l’énergie et du crédit sur l’économie.

La Banque centrale européenne a maintenu ses taux directeurs. Le taux de dépôt reste à 2,50%, celui du refinancement à 2,65% et celui du prêt marginal à 2,90%. Cette décision, prise sans opposition, arrive après deux hausses cette année. Elle a été rendue publique après l’annonce du départ anticipé de la présidente de l’institution. Les économistes et les marchés l’attendaient largement.

La BCE met en avant un double risque. La hausse des prix de l’énergie soutient l’inflation mais pèse sur la croissance. Elle ne voit pas encore d’effets de second tour, ces mécanismes par lesquels les salaires et les prix s’entraînent mutuellement. L’inflation sous-jacente, qui ignore l’énergie et les éléments les plus volatils, reste globalement stable. Les salaires n’ont pas réagi de façon significative à la flambée des prix. La présidente de l’institution a jugé qu’une approche mesurée restait adaptée.

Décembre reste ouvert. Les données à venir seront décisives avant la dernière réunion de l’année. Les marchés continuent de parier sur un nouveau relèvement, avec une probabilité proche de 80%. La présidente a résumé la logique ainsi. Si la situation actuelle, qui aurait pu justifier une hausse, se confirme, la ligne à suivre sera claire.

Le contexte rend la décision délicate. L’inflation dans la zone euro a atteint 3,8% sur un an en septembre, loin de l’objectif de 2%. Le conflit au Moyen-Orient maintient les prix du pétrole au-dessus de 110 dollars le baril. En parallèle, les rendements obligataires ont bondi. Le rendement de l’obligation française à 10 ans a touché 5%, une première depuis juillet 2002. Les investisseurs s’inquiètent de la capacité de la deuxième économie de la zone euro à réduire son déficit.

Le crédit se resserre. Les enquêtes montrent une demande de prêts immobiliers en net recul dans la zone euro. Les entreprises ont plus de mal à obtenir des financements auprès de leurs banques. La BCE reconnaît que les conditions de financement se sont durcies et que cela devrait peser sur l’inflation et la croissance. Des responsables de Francfort prévoient un relèvement en décembre, puis une pause, la montée des rendements obligataires devant peser sur la croissance et les prix. La décision de ne pas relever les taux malgré la hausse des prix de l’énergie s’explique en grande partie par la montée des taux longs. Les prévisions économiques de décembre pourraient toutefois afficher un chemin d’inflation trop élevé pour que la BCE reste immobile.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus